dimanche 28 février 2010

VALBERG


Une belle fin d'après midi, quand le ciel est chahuté.... c'est splendide

samedi 27 février 2010

VALBERG DE NUIT


J'ai voulu essayer.
Le week end dernier, nous étions à la montagne, comme vous pouvez le constater, il y a de la neige. J'avais mon tré-pied. J'ai posé mon appareil dessus, mis le mode P, la télécommande à la main, en 100 iso et j'ai déclenché....
Temps de pose très long, forcément (d'où l'intérêt du tré-pied et de la télécommande) et j'ai attendu le résultat.
Le voilà. Assez incroyable je trouve, toutes les petites étoiles, les sapins sur la droite et toute la lumière que l'on retrouve alors qu'en réalité, elle est beaucoup moins importante que ça!

vendredi 26 février 2010

DU PONT


Je l'ai trouvé très particulière, très urbaine et en même temps poétique.
Un grain, du bruit, du graphisme, des couleurs.
Une photo comme je les aime. Mais je ne me l'explique pas.

mardi 23 février 2010

N° 4





je ne suis pas une coureuse de concours pour la simple et bonne raison c'est que je ne suis pas une excellente perdante, si vous voyez ce que je veux dire. Faute avouée, est à demi pardonnée, non?

Mi janvier, mes parents m'ont fait part d'un concours photos qui se tenait dans la petite ville de Villefranche. Mon berceau, s'il devait y en avoir un.
J'y ai grandi, y ai vécu mes premières émotions, ma plus belle amitié, mes plus beaux et tristes souvenirs.
Le thème était "Villefranche que j'aime". Ce défi semblait fait pour moi.
J'ai su de suite les 3 photos que j'allais proposer. La première serait celle d'une vue de la ville, prise de la mer au petit matin, la seconde, des filets très colorés sur le port, la troisième, un hommage, une photo clin d'oeil à une amie très chère, partie trop tôt, il y a 17 ans.

Il y eu cette semaine de vote. J'en fis part à mes amis du coin, leur proposant une jolie ballade au coeur de la citadelle et pourquoi pas en profiter pour glisser un bulletin de votre dans l'urne.

Je ne pus y aller que mercredi, d'un saut entre midi et deux alors que mes parents y étaient allés la veille.
"Tu as les numéros 4-5-6" m'annoncèrent-ils. 4, mon chiffre fétiche, née un 4 novembre, tout simplement.
Au fur et à mesure que la semaine passait, j'apprenait que Claudio, Sophie, puis Louis Paul étaient venus me supporter.

Et puis il y eu hier... Un peu contrariée sur le départ : mes parents coincés à Nice n'allaient pas venir. J'ai raccroché, vexée même si "C'est pas grave, de toute façon, y'aura mon homme et notre fille"... J'étais colère et attristée.

Pantalon noir, chemisier blanc, manteau rouge, je suis arrivée dans la salle où les photos étaient accrochées.
J'ai salué le maire. J'étais assez mal à l'aise. Mon téléphone sonna, c'étaient mes parents, ils avaient pu se libérer et étaient en route mais dans les embouteillages. Ils arriveraient sans doute en retard.
J'ai repris des couleurs. Ils me connaissent... Abnégation, ça vous dit quelque chose?

18h45 le maire annonça que les résultats allaient être donnés. Les gens qui se promenaient dans la petite chapelle, autour des panneaux se rapprochèrent. On appela tous les participants. Je laissais mon appareil et mon sac à ma fille et mon mari.
J'avais le sourire figé. Bon sang, ce n'était tout de même pas si important!
On annonça 11 participants pour une trentaine de photos. 177 bulletins de vote.

Il commença par les 2 troisième exequo Il s'agissait d'un chat (photo très sympa, humoristique) et de la rue obscure. Grand classique de Villefranche.

La deuxième était une vue de la ville, prise de la plage à 5h. Je sais que cette photo avait plu à Claudio. A juste raison.

Je regardais le visage de ma fille qui semblait désolée. Elle haussait les épaule en me regardant toute penaude. Mon mari lui avait l'appareil prêt et les yeux brillants. Je suis sure que son coeur battait aussi fort que le mien.
J'ai levé les yeux aux ciel "Delphine, s'il te plaît...."

"Et la première est le numéro............ 4!" J'ai vu ma fille rayonner, elle a sauté de joie, mon homme lui avait les yeux encore plus brillants. J'y ai lui de la joie, de la fierté. J'ai levé les poings au ciel telle une championne sportive "Wouhai!". Tout le monde m'a regardé amusé. Une vraie petite fille a qui on vient d'annoncer qu'elle a gagné à un concours de dessins. Réaction démesurée!
La minute d'après, j'étais tremblante et je fondais en larmes. Le maire m'a remis un livre comme récompense, m'a embrassé et m'a dit "Tu vas pas pleurer, non?" Ben si, je pleurais, de joie.
Il a dit quelques mots puis j'ai demandé la parole pour expliquer ma photo 6 "Il s'agit Messieurs Dames, d'un hommage à une amie très chère qui est partie à l'âge de 20 ans, emportée par une leucémie, il y a 17 ans. Cette photo c'est la photo d'un tableau de villefranche qu'elle avait fait pour l'école. Le Villefranche que j'aime, c'est aussi elle. Lui faire un clin d'oeil était une évidence car elle était villelfranchoise".

Bien évidement mes larmes ne se sont pas taries!
Le maire m'a remercié, nous avons fait ensemble le tour des photos en commentant chacune d'elles. Mes parents sont enfin arrivés. Quand je les ai vu, ils savaient déjà. Mon père semblait ému et ma mère toute pétillante.
"On a renoncé à un super repas que nous avait préparé ma soeur" m'annonça mon père, un brin cynique
"Mais papa, je t'avais dit que c'était pas grave..."
"Je sais", me dit-il avec une petite moue qui lui est particulière mais qui sous entendait "Si nous n'étions pas venus, tu aurais fait la gueule"... Il a levé les yeux aux ciels et a tourné le dos pour aller papoter avec des connaissances. L'un d'entre eux faisait parti du jury de la mairie. Il lui confirma que ma photo avait fait l'unanimité dans ce jury là.

Nous sommes repartis vers 19h30. Tout le monde avait le sourire.
Le numéro 4 était décidément un bon chiffre.

PS : J'envoyais dès mon retour un petit mot pour annoncer la nouvelle. Ce soir là, ils partagèrent ainsi ma joie. C'était extrêmement important pour moi.


PS2 : Et ce matin, je me suis réveillée, un peu moins fière. La question m'a taraudé toute la journée : Et si mes amis n'étaient pas venus voter pour moi, aurais-je eu ce premier prix. La victoire est belle que si on la mérite, que si elle est totalement honnête.
Ce qui m'en vient à penser à tous ceux qui gagnent en trichant, en se doppant, ou par quelque façon malhonnête que ce soit.
Comment peut on avoir la conscience tranquille?
Comment peut on se regarder fièrement dans un miroir en se disant : J'ai gagné par ce que je suis le meilleur.
Mon "coach perso" me dirait : ai confiance en toi. Tu as ce qu'il faut au fond de toi pour réussir. Ne doute pas de toi...

Si vous voulez que nous ouvrions le débat sur ce sujet, j'aimerais bien savoir ce que vous pensez de tout ça. Honnêteté/ Malhonnêteté dans une victoire.

lundi 22 février 2010

VILLEFRANCHE ou l'oeil du photographe


Jeudi, entre midi et deux, j'ai fait un saut à la Citadelle de Villefranche. J'avais un devoir à accomplir.
3 amis y ont été aussi.
Sophie
Claudio
Louis-Paul
Connaissant le lieu, j'avais apporté mon appareil. Et en repartant, l'occasion était trop belle. Je me susi arrêtée pour quelques photos.
Le hasard a voulu que je ne sois pas la seule à mettre arrêtée à cet endroit, très exactement.

Cette photo, je la dédicace à ceux qui se sont déplacés pour moi.
Cadeau! En couleurs......

dimanche 21 février 2010

LES MARIONNETTES DE STEPHANE suite et fin











http://www.theatredesalberts.com/

Pour rappel, le lien de tout ça.

J'aime cette dernière série, forcément pour la lumière mais surtout pour la complicité des regards... je suis certaine que vous la verrai vous aussi.

vendredi 19 février 2010

LES MARIONNETTES DE STEPHANE






Venu en Métropole pour une tournée d'une mois, Stéphane transportait ses marionnettes avec lui, dans son camion.
De passage à Grenoble, il a fait un détour pour quelques jours dans les Alpes du Sud, pour retrouver ses amis d'enfances, tous Normands comme lui, mais venus chercher le soleil dans le sud.
Je ne l'avais pas revu depuis.... 1994! J'étais restée sur un grand gaillard, jovial, un peu fou, un peu "décalé", les dread locks au moins aussi embrouillées que ceux de son chien Cachou, vivant dans une case en tôle (où les araignée avaient un prénom, les bourdons, droit de loger dans les volets de cette étrange "maison", et les fourmis étaient devenues les habitantes privilégiées d'une grosse bobine à cable transformée en table, sous la varangue) à Piton St Leu à La Réunion (nous y avions passé 15 jours). Il nous faisait des Carry, des Rougails et des Boucanet exceptionnels. En remerciement, j'avais préparé de petits farcis niçois pour une tripotée d'amis rassemblés pour son anniversaire. Fameux souvenir!,

Ce week end, j'a retrouvé ce même bonhomme, à la veille de la quarantaine, un peu plus costaud, le cheveux un peu plus net mais toujours cet esprit un brin anar, cette gentillesse, qui faisait déjà son charme lorsqu'il était ado, à l'époque où mon chéri l'a connu.
Le gars sans le sous, mais le coeur sur la main, chez qui après des bringues mémorables, les copains dormaient, mais où, en plein hiver, il fallait régulièrement briser la glace du bocal à poissons rouge.

Partis à 17 ans, avec mon homme à Londres, lui par bateau, mon chéri par avion, histoire de voir si ils pouvaient trouver de quoi bosser, gagner quelques sous et apprendre la langue, ils se sont retrouvés ce premier jour dans une drôle de galère, de celles qui scelle une amitié..
Stéphane s'est arrêté dans une cabine pour téléphoner à ses parents, leur dire que le voyage s'était bien passé, il y a oublié sa "Banane" avec tous ses papiers et ses économies. Papiers retrouvés évidement, mais pas les sous.
Retrouvaille des deux gars au centre de Londres. Tandis que Stéphane raconte, penaud sa bêtise, il s'étonne soudain que son pote (mon chéri), soit venu sans valise.... Ben zut alors, il venait de l'oublier dans le métro.
Les voilà tous les deux beaux! A vivre sur une maigre économie avec les fringues d'un seul. Ils ont pourtant tenu un peu, vivoté, galéré puis retourné en Normandie! Les voyages forment la jeunesse! Les galères renforcent les liens!

Aujourd'hui, lorsque Stéphane nous parle de son métier, ses yeux pétillent, et les nôtres, du coup aussi. je suis redevenue une petite fille.
Il nous fait rêver, vivre ses spectacles.
Il nous a présenté ses "muppets" comme il dit, les faisant toutes évoluer les unes après les autres..
Moi qui ne suis pas spécialement passionnée par ce genre de choses, j'ai découvert ce week end une autre image de ce métier que l'on pense tourné vers les enfants.
Alors évidement, les enfants font partie de leur public, mais leurs spéctacles sont tournés également vers les adultes.
Les thèmes sont graves, serieux, d'actualité mais présentés de façon humoristique, ludique, amusante.

J'ai aimé le côté "technique". La fabrication de chacune, le moulage, le visage en latex, le maquillage, le corps, les vêtements, les accessoires, les décors, les voix, les expressions, les chansons.
Lorsqu'il a commencé à déballer les personnages j'ai pris mon appareil avec la ferme intention de vous les présenter.

N'hésitez pas à aller consulter le lien. Vous y découvrirez un monde assez incroyable.
Dans leur programmation, Paris Lavillette en Mai et bien sure, Avignon et son Festival en Juillet.
Si vous êtes dans le coin, je vous conseille d'aller les voir, ils en valent vraiment la peine!

http://www.theatredesalberts.com/

jeudi 18 février 2010

Le Blanc lui va si bien! suite









Une plage sous la neige, dans le sud, c'est pas commun....

mardi 16 février 2010

Le Blanc lui va si bien!











Beaulieu sur Mer, la petite ville de 3500 habitants est aussi appelé, "petite Afrique", et c'est pas pour rien!
Il y fait facilement 3 degrés de plus qu'à Nice, alors rien d'étonnant que quand exceptionnellement il neige à Nice (moins de 10 km), il ne fasse que pleuvoir à Beaulieu!
SAUF, la semaine dernière.
La météo l'avait annoncé, mais bon, je me méfie toujours de leurs prévisions. Surtout qu'au réveil, en relevant les stores, j'ai regardé la mer, le ciel... Rien ne laissait présager des justes prévisions de Météo France. Même pas de la pluie.
pourtant, 9H30, il s'est mis à pleuvoir. Rien d'incroyable, mais la lumière exterieure semblait réglée par un variateur d'intensité. Parfois très sombre, parfois très clair.
Un appel de Nice nosu alerta pourtant "Il neige à gros flocons"! pfff! N'importe quoi, ici, il pleuvait tout juste.
J'ai donc envoyé un petit mail à un ami pour être certaine. Sa réponse fut rapide "Je reviens de 70 mn de courses, pas un flocon dehors et en plus, pas si froid que ça".
Bon... le mari de la collègue se serait-il moqué?
Je sortais régulièrement scruter le ciel.
Et c'est en fin de matinée que le phénomène se produisit. La température chuta d'un coup et les gouttes prirent de la légereté, grossirent jusqu'à se transformer en petits flocons.
A 12H30, lorsque je quittais le bureau, les flocons avaient pris du volume, et commençaient à s'amonceler sur les pare-brises de voitures garées devant.
Pour rentrer (a pieds), j'ai emprunter les petits chemins, me susi aventurée un peu plus haut, pour voir les jardins qui eux, contrairement à la route, commençaient à virer au blanc.
En quelques minutes, j'ai perdu 30 ans! Je souriais béatement à toute cette neige.
Le temps que j'arrive à la maison (10 mn), mon parapluie était blanc, le bithume lui aussi se transformait peu à peu en piste blanche.
Mon mari était déjà arrivé et regardait tomber cette neige, maintenant devenue abondante, poussée par un vent sensible.
Côté rue, c'était incroyable, ce bruit étouffé des voitures qui s'aventuraient de temps en temps. Les arbres dépuillés se couvraient eux aussi de blanc.
Du côté mer, c'était encore plus beau. Tous les toits recouverts, la voie de chemin de fer, blanche, un horizon opaque, une visibilité réduite et lorsque l'on levait les yeux aux ciels, de gros flocons, duveteux, plutôt imposants tourbillonnaient silencieusement. Un instant, une image m'est apparue, comme un flash "Edward aux mains d'Argent" de Tim Burton. L'espace d'un instant, j'y étais.


Extrait Edward aux mains d'argent
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Après déjeuner, et lorsque la neige a enfin cessé, vers 16h, je suis sortie faire quelques photos.
Les voici.
Quelques unes aujourd'hui, d'autres demain, dans la semaine.