dimanche 20 juin 2010

UNE JOURNÉE FORMIDABLE

Ce fut une journée assez incroyable! D'abord incroyablement chargée, émotionnellement éprouvante et pour finir, superbement réussie.

Elle débuta à 8h30 par mon travail, celui qui alimente mon compte en banque. Mais le cœur et encore moins la tête n'y étaient. Céline ma collègue quittait la boite le soir même après 13 ans de bons et loyaux services auprès de la société et dans cette petite entreprise, presque familiale puis qu'à part elle et moi, il n'y a que le boss et sa femme, c'était comme si un membre de la famille nous quittait.

A midi, restorant, cadeau de départ et beaucoup d'émotion entre nous 4.
Mais j'avais tellement de choses à faire, à penser pour le soir, que cette tristesse s'évapora rapidement.
Il était 3h et à 18h30 tout le monde serait là. Nous nous étions donnés 18h pour être prêts. Tu parles... nous connaissant, nous savions que c'était purement utopique que d'être en avance!

Je suis allée enfiler un short, un débardeur, des baskets ; j'ai pris ma voiture, récupéré un sécateur chez mes parents et suis partie en quête de Bougainvilliers. Nous en avons beaucoup dans Beaulieu, qui court sur les murs des riches villas, mais comme ça donne sur la rue, pas de problème de droit.
Mon grand tour m'a permis de ramasser un petit peu partout ces jolies fleurs roses, violettes ou rouges. J'avais le coffre bien chargé quand un camion de la police municipale est passé, me gratifiant d'un large sourire et d'un bonjour franc. J'ai répondu par le même sourire. Ils me connaissent et savent que je ne suis pas une délinquante....!

De nombreux allers retours entre la chapelle et la maison, heureusement à côté... l'heure tournait. Je m'étais donné 17h30 pour remonter à la maison et me préparer.

J'ai installé le bougainvillier tout autour de la porte en scrutant régulièrement le ciel menaçant qui parfois laissait échapper des gouttes. "Vernissage pluvieux, vernissage heureux" me suis-je rassurée.



Mon homme courait dans tous les sens, faisant lui aussi ses allers retour, dressant le buffet, les verres, les bouteilles sous l'œil amusé de Maxime qui comprenait enfin ce que je lui avais dit peu de temps avant "Le vernissage? Oui, ok, on s'en occupe, mais tu verras, lorsque l'on fait les choses dans ce domaine et surtout quand c'est mon homme qui prend les choses en main, il ne fait rien à moitié."
Pensez donc, nous avions prévu Rosé, rouge, blanc et le tout à profusion, mousseux,, alcools forts, sodas, eaux, quelques cacahuètes et chips mais surtout un énorme buffet campagnard avec rillettes, 3 pattés différents, format XXL, 4 fromages différents, des pièces entières. En dessert ma mère avait découpé une pastèque et passé son après midi à y prélever à l'aide d'une cuillère à beurre, des petites boules toutes replacées et égayées par quelques brins de menthe fraîche. Tout le monde avait mis la main à la patte.
Et puis il y avait les fameuses panacotta à la vanille, 96 petits ramequins auxquels il ne nous resterait qu’à ajouter divers coulis sur place.

Il était 5h45 quand je suis remontée prendre ma douche. Mais j'avais besoin de quelqu'un pour m'habiller. Mon chéri est arrivé dégoulinant à 6h15 alors que j'étais quasi prête, juste les lacets de mon bustier à resserrer.

Il expédia une douche. Mes parents sont passés me chercher tandis que chéri rassemblait les verrines de panacotta dispatchées dans divers frigos de l'immeuble. Et récupérait aussi des glaçons.

Il était 6h30, Maxime m'appela "Il est 18h30....." me dit il d'une voix où je décelais un soupçon de stress. "Je suis là dans 1 mn". Je pensais "Ca va, on est pas à la minute, les gens vont pas arriver à l'heure pile". Je rentrais en trombe dans la chapelle, juchée sur mes talons de 10 cm, vêtue de mon pantalon de soie sauvage crème et d'un bustier de la même soie, orange à 18h32. Je compris à la seconde l'inquiétude de Maxime. La chapelle était déjà largement prise d'assaut et les gens arrivaient, nombreux.

La pièce se remplie à vitesse grand V. Tout juste le temps de lancer un clin d'œil amusé et complice à Maxime. Nous accueillîmes les arrivant, les amis, les anonymes aussi. Les officiels. Cette foule bon sang, je n'en revenais pas! Et ça continuait à arriver. Il y avait la queue devant les photos affichées. Les gens se massaient par petits groupes. Des embrassades, des sourires, des mains serrées. C'est là que j'ai commencé à plus toucher terre. L'impression d'avoir décollé et d'être en lévitation au dessus de tout ça, Complètement éberluée par l'intérêt que suscitait notre expo. Je crois que je n'ai cessé de sourire qu'en touchant mon lit.



Chaque flot de visiteurs me tirait de l'émotion. Tant de gens importants pour moi avaient fait le déplacement. Mes amis bloggeurs, et Christian le premier que je vis de loin. Claudine qui m'avait largement fait de la pub, Puis Claudio et Jalila, mes tantes, le cousin, les parents et la soeur de mon amie Delphine, mon amie décédée. Et à chaque fois je sentais mon cœur s'emplir de bonheur. Sophie et son amie Ostiane que je connaissais et que je n'avais plus vu depuis longtemps car elle avait quitté la région. Louis Paul et Cathy. La blogosphère était superbement représentée. Le virtuel n'était plus qu’un mot mal utilisé. Il y avait bien de l'amitié, et du vrai ce soir là.

Il y eut le discours d'un officiel chargé de la culture de la ville. Le Maire déclara officiellement que jamais vernissage en la chapelle n'avait vu autant de monde. Maxime et moi étions ravis. Quelques petits clins d'œil amusant à Facebook, un rappel de ma part sur le fait que malgré ce qui avait été dit, par monsieur l'officiel, et qui pouvait porter à confusion, Maxime et moi n'étions pas un couple. J'évitais ainsi la soupe à la grimace potentielle et légitime!



Tout le monde fut unanime, l'idée de confronter ces deux cultures sur une même expo était géniale.

J'ai senti un réel intérêt des gens pour nos photos et pas seulement le côté "Pique assiettes" que génèrent souvent ce genre d'évènement.

Il y avait du monde partout, dedans, dehors. Des amis, avaient naturellement mis la main à la patte. L'un servant, l'autre s'occupant des fromages et du vin dehors. Avec son air baba-cool et son côté "berger des alpages", Will tenait à merveille son rôle de fromager à tel point que beaucoup ont cru que c'était une personne que nous avions prise, pour faire découvrit son fromage.



De temps en temps, il rentrait dans la chapelle avec sa flute et jouait quelques notes car Will est en fait un très bon musicien, expérimentant divers instruments exotiques, et originaux.

Malgré le match France Mexique, à 9h00 nous avions encore du monde, même si le plus gros était parti. D'autres arrivaient encore.

Un SDF ivre s'invita à la fête. Personne ne le chassa, et c'est bien volontiers qu'on lui offrit un verre et de quoi manger. Mais lorsqu'un moment après une amie vint nous dire l'avoir vu passer avec une de nos bouteilles de Whisky, mon mari lui courut après pour le rattraper et lui faire rendre ce qu’il venait de voler.
L’homme, un serbes, commença à l’insulter en italien. Chacun y alla de sa diplomatie mais voyant que ça n’y ferait rien, quelqu’un s’est montré un peu plus brusque avec lui. L’état d’ébriété dans lequel il était, n’arrangeât pas les choses et c’est le légendaire calme olympien de Claudio et son italien qui en vint finalement à bout.

A 11h00 nous commençâmes à ranger, à rassembler, aidés par nos amis... Il restait sans doute les meilleurs. Nous pûmes enfin prendre un peu de temps pour eux.



A minuit, nous fermions la chapelle.

J’avais le cœur gros de fermer la porte d’une si belle soirée qui restera sans doute dans nos mémoires et j’espère dans celles de ceux qui, ce soir de match catastrophique, ont choisi la grande amitié et les belles images plutôt qu’un petit écran et son spectacle pitoyable (il paraît).

DE l'INUTILE À L'ESSENTIEL

vendredi 18 juin 2010

Vernissage

Ouf! Le vernissage est passé! Magnifiquement passé. Je pense que jamais cette petite chapelle n'aura vu autant de monde en même temps.
Nous avons bien eu je pense plus de 100 personnes.
Mes amis bloggers étaient là, tous avaient répondu présent et ça m'a fait chaud au cœur. On est loin du virtuel il me semble, non?
Sophie, Claudine (donner a voir), Christian, Claudio et son épouse, Louis Paul et sa moitié. Ces 4 derniers sont restés presque jusqu'à la fin et j'ai pu profiter d'eux.
Exposer chez soi, dans sa ville est un vrai bonheur car on retrouve ses amis, sa famille.
La municipalité a été parfaite, aidante.
Je viendrai plus tard dans le journée vous poster quelques photos.
Je me repose un peu.

jeudi 17 juin 2010

DE L'INUTILE À L'ESSENTIEL



Voilà, nous y sommes, ce fameux jour tant attendu, le vernissage!
J'espère que nous aurons du monde, des amis, des sourires, des partages, des rires, des couleurs, des photos sans doute aussi.

Evidement, je vous raconterai comment tout ça s'est passé!

mardi 15 juin 2010

DE L'INUTILE À L'ESSENTIEL



Comme promis, nous commençons notre série.
Vous pourrez voir durant ces 18 jours les 36 duos de nos photos, celles qui sont exposées lors de notre exposition photos qui se déroule à partir d'aujourd'hui jusqu'au 30 juin, à la Chapelle Sancta Maria de Olivo, à Beaulieu sur Mer (06).

N'hésitez surtout pas à nous laisser vos commentaires, vos impressions et à nous laisser une trace de votre passage virtuelle sur cette expo, sur notre Livre d'Or.

lundi 14 juin 2010

L'HOMME OBJET





De temps en temps il me prend l'envie de faire des expériences photos.
En voilà une bien sympa je trouve.

dimanche 13 juin 2010

POLLY ET LES CHEVAUX CAMARGUAIS










En réponse à Louis-Paul je vous propose cette petite suite campagnarde, prise en Camargue, encore.

samedi 12 juin 2010

DE L'INUTILE À L'ESSENTIEL




Bonjour à vous tous et toutes qui passez régulièrement me visiter malgré l'instable tenue de ce blog.
Et ça ne va pas aller en s'arrangeant avec le temps.
Vous le savez déjà, peut être, les hasards de la vie, vous savez, ceux auxquels je ne crois pas, m'ont fait rencontrer, grâce à Sophie, un grand gars, amateur photos, maîtrisant la technique , et bourré de talent, Maxime.
De cette amitié, une expo photos, ma première va voir le jour dans les prochains jours.

L'article qui devrait passer dans Nice matin ces jours ci, vous en dira plus

"Il a cet œil et cette technique qui font de la belle photo. Elle a cet œil et cette sensibilité qui font de la photo émotion. A priori, ils sont complémentaires.

Elle part, 15 jours. en Inde en novembre tandis que lui, à la même période s’évade à New York De retour, c’est Photorama au programme. Une sélection choisie par les deux.

La conclusion est évidente : quel que soit le lieu, le voyage engendre les mêmes photos.

Au pays de l’essentiel comme à celui de l’inutile, la vie reste la vie...


L’idée surgit de façon spontanée : un duo des contrastes et des similitudes sur une seule exposition, voilà une idée qui ne demande qu’à s’afficher.


Quand l’œil rencontre le cœur, quand la technique se confronte à l’émotion, les résultats sont surprenants... oppositions et similitudes se côtoient dans un même lieu.


Mais ne perdons pas de vue la chose essentielle : toutes ces photos ont été prises sur la même planète, au même moment, même si des siècles semblent les séparer !


38 duos s’affichent dans ce lieu magigue qu’est la Chapelle Sancta Maria de Olivo à Beaulieu sur mer

du 15 au 30 juin.

Le venissage se tiendra le jeudi 17 juin à partir de 18h30.


Je sais que la majorité des personnes qui passent par ici sont géographiquement loin de nous, j'ai donc pensé à elles plus particulièrement et avec l'accord de Maxime, j'ai décidé, à partir du 15, de vous proposer tous les jours, 2 planches soit 4 photos (2 lui, 2 moi).

J'espère que vous prendrez plaisir à venir quotidiennement découvrir nos clichés.
N'hésitez surtout pas à me laisser vos impressions, vos réactions, ce que vous inspirent ces images, ces contrastes, ces similitudes, ces deux mondes, ces 4 yeux, ces deux coeurs.

Merci à vous

barbara

PS : je ne vous dis pas dans quel état je suis et serai jusqu'au vernissage!
Je remercie par avance tous ceux qui vont devoir me supporter jusqu'à là :-)

jeudi 10 juin 2010

Miss Maggie


Toujours en Camargue, ce we, j'ai retrouvé la maman de mon amie Polly.
Une dame atypique de plus de 70 ans mais avec une pêche incroyable, un sacré caractère, un goût pour la déco qui me surprend à chaque fois.
Elle est anglaise et parle très bien le français mais son accent est charmant, son fort accent anglais qui lui donne un côté très aristocratique.
Vous souvenez vous d'elle, je l'avais déjà présenté l'année dernière, ici, la Princesse des Dunes
Et bien la revoilà, toujours avec son chapeau.
Pour moi, c'est un personnage!

mercredi 9 juin 2010

LE MIROIR DE STEPHANIA






Ce week end, en Camargue, avec Polly nous sommes allées voir sa soeur, nouvelle arrivante dans la région. Elle vient d'acheter une maison avec un grand jardin.
Nous avons pris une coupe de champagne. Il était 19H, les lumières douces. Je m'aperçois avec le recul, que je ne dois pas toujours être très polie lorsque j'ai mon appareil avec moi. Surtout à ces heures de fin de journée. Les lumières que j'affectionne le plus...
Je ne suis jamais très présente, toujours à l'affût d'un reflet, d'un détail, de cet éclairage si doux qui magnifie chaque chose. Si ce n'est pas physiquement, c'est par la pensée que je m'évade, que je traîne, que je fouine à la recherche de LA photos.
Ce soir là, ce fut ce vieux miroir acheté 3 euros chez EMAUS. Un reste de dorure sur le bois, mais surtout, ce côté tout piqué qui m'a plu, posé contre un arbre.
J'essayais de retranscrire ce que je voyais au fur et à mesure que les gens s'y reflétaient. Ce n'est pas très fidèle. Mais j'aime quand même ces résultats un peu insolites.
Au passage, un autoportrait.

lundi 7 juin 2010

Au vert


Ce week end, je suis partie chez mon amie Polly qui habite en Camargue.
Partir là bas, pour moi c'est partir en Provence, à la campagne, m'aérer la tête, les poumons, me fabriquer des souvenirs d'amitié et profiter de bonheurs tout simples.
Je suis partie vendredi avec ma voiture, seule, sans mari ni enfant. A peu près 300 km plus tard j'étais à la campagne. 30 degrés, un soleil radieux. J'étais heureuse, je me sentais libre, une petite fille...
Vous pensez bien que mon Nikon était de la partie.
J'ai malheureusement le regrets de photos que je n'ai pas pu prendre le samedi soir alors que nous partions au restaurant. "Non, tu n'as pas besoin de le prendre" me lança t-elle.
Nous sortions du village et nous nous engagions sur les petites routes qui traversent les champs que déjà j'avais cette boule au ventre "Pourquoi, bon sang, l'ai-je écouté!". Imaginez : 20h45 les lumières que l'on peut avoir en cette saison, après une journée magnifique...Voilà mes regrets du week end!

Actuellement, je rame pas mal en photos, mon niveau a baissé je trouve, j'ai du mal dans les réglages à avoir ce que je veux. Je me dis que ça va passer! Ou plutôt, que ça va revenir.

En attendant je vous les présenterai tout au long de la semaine.
Bonne promenade au vert, avec moi!