mardi 12 octobre 2010

LES SALINS DE BHAP

J'ai envie aujourd'hui de vous raconter cette petite partie de notre voyage en Inde... Oh, juste 2h peut être, mais qui resteront sans doute gravées à jamais, elles font parties sans doute du plus beau souvenir de cet extraordinaire voyage.


Nous sommes arrivés en milieu d'après midi au Barshingha Hôtel, au milieu de nulle part, sur une route aride. Il n'y a que nous. C'est un palais qui a été restauré façon plus moderne par le propriétaire qui tient ça de ses parents.


On nous fait choisir notre chambre. Elles sont toutes plus belles les unes que les autres. Nous choisissons la plus éloignée, celle qui a une jolie petite cour avec une table de métal tordue et du bougainvillier qui court sur le mur.


Nous aimerions aller nous promener dans les alentours. La personne responsable de l'établissement nous propose un tour en 4x4 avec lui. Il n'y a pas grand chose à voir à proximité, il faut prendre la voiture et puis comme ça, il nous propose la visite d'une école, un lac, traversée d'un village et des salins.

Le prix est raisonnable. Nous acceptons.


Nous voilà partis avec lui et un chauffeur.

La visite de l'école est très agréable, on nous introduit dans les classes. Les enfants sont extrêmement disciplinés , se lèvent quand nous rentrons. Dans chaque classe un élève se désigne pour nous interroger dans un anglais approximatif : prénom, pays, métier.

Il faut simplifier au maximum : je travaille sur des ordinateurs et mon mari sur les bateaux.

Peu de filles, pas de bureaux. Ils sont assis à même le sol, un cartable sur les genoux en guise de support.


Nous les quittons sur la pointe des pieds pour les laisser travailler.

Le Lac ensuite. Pas terrible, sauf que nous le longeons et nous nous retrouvons dans un coin où 2 hommes discutent. Un espèce de Sadou et l'autre qui roule une pâte au sol. De l'Opium visiblement. Je demande à prendre la photo. Ils acceptent mais de suite après, se rétractent. Il est temps de partir, notre accompagnateur sent que ça peut mal tourner. Ils regardent mon appareil et je sens un début d'insécurité... nous nous éclipsons.

Notre accompagnateur est un peu gêné et s'excuse de cette méprise et nous promet un bon moment aux Salins.


Nous reprenons la route, une longue route désertique plantée de poteaux. Nous y croisons des tracteurs, des vélos.. peu de monde quand même. Je regarde le soleil qui commence à descendre. Les lumières sont d'une douceur incroyable.


Nous arrivons sur site. C'est beau ce soleil qui se reflète sur ces marres d'eau salée. On nous salue de lion et notre accompagnateur va parler aux exploitants qui viennent à notre rencontre. Nous pouvons nous promener, prendre des photos.

Hommes et femmes travaillent dur, les pieds nus à même le sel en croûte, qu'à coup de pioche, ils doivent réduire en morceaux.

Les pompes tournent... c'est archaïque mais ça fonctionne.

Nous sommes une curiosité pour ces enfants qui nous regardent et qui petit à petit s'approchent pour se faire prendre en photos.

J'en ai des frissons. Ils sont beaux, ils sont vrais, sans fioriture, juste ce regard profond et déjà si mure!

Nous y passerons bien 1heure et puis, sur un monticule, notre accompagnateur étale une couverture, sort une glacière de sa jeep. Une bière pour les hommes, un coca pour moi. Nous partageons ces derniers moments avec eux tandis que des, des ouvriers quittent l'exploitation, le bus de ramassage les emporte vers chez eux. Le soleil est déjà bien bas.


Sur le moment nous nous sommes dis "quels merveilleux moments".

Avec le recul et en visionnant cette série, je me dis que ce que nous avons partagé ce jour là, fut un moment d'exception que je souhaite à tout voyageur.

Et plus je regarde ces photos et plus je les aime.


J'espère que vous les apprécierez aussi.


































4 commentaires:

Gine a dit…

Instant privilégié, en effet. Merci de nous le faire partager. Tes photos sont superbes !

FRANKIE PAIN a dit…

beautifull

Françoise a dit…

Waaooh ! Barbara ! qu'elles sont belles toutes ces photos ! :-)
Je viendrai te lire ce soir ;-)
Gros bisous à toi.

manouche a dit…

tant de misère derrière ces photos poignantes...