samedi 19 octobre 2013

INDE 11

Les jours filent mais c'est bon aussi.... cette envie de rentrer et de raconter, de partager avec ceux qui nous attendent et s'impatientent de notre récit fabuleux. Il est 7h, je monte telle une chatte sur le toit admirer cette superbe lumière du petit jour. Mon appareil comme toujours m'accompagne. A 8h, je descends réveiller Jo. Brrr, il fait frais ce matin. Nous prendrons notre petit déjeuner et à 10h, nous voilà partis direction la route de Bikaner. Sur la route de la frontière vers le Pakistan, nous allons croiser des chars militaires.

Nous allons nous arrêter dans un resto touristique. Bien trop cher, en plus la bière est éventée et le serveur, puis le patron, d'une mauvaise foie manifeste.
Nous reprenons la route, direction Bhap
L'hôtel est au milieu de nulle part. des constructions ni faites, ni à faire, toutes en chantier l'entourent, un peu en bord de route.. bon, nous faisons confiance à Béatrice qui depuis le début ne nous a pas déçue dans le choix des hôtels.


L'hôtel est gris, des tours et des créneaux, comme un château.Mais c'est une jolie cour, un mignon petit jardin qui nous accueillent et surtout le sourire du réceptionniste.
Il nous fait choisir notre chambre. Visiblement il n'y a guère que nous dans l'établissement.
Nous choisissons celle à la petite cour, avec une jolie banquette, une petite table bancale en fer forgé.

Quel charme à cette adresse! La chambre est spacieuse,  et joliment décorée. Un lit en bois sculpté, des tapis, un dessus de lit entièrement brodé, vraiment un coup de coeur avec sa pièce pour les valises et sa grande salle de bain, toute simple.




Le réceptionniste nous propose un jeep safari pour aller visiter le village pas très loin ainsi que le lac salé pour 500 rps chacun.

Premier arrêt dans une école. vraiment une chouette visite. Nous entrons dans les classes où une discipline incroyable règne. Les chaussures sont restées à l'entrée de la salle. Nous pénétrons, les élèves se lèvent pour nous saluer. Ils sont assis à même le sole, et leur vieux cartable leur sert de bureau, posé sur les genoux en tailleurs. Tous sont impeccablement habillés. Ils sont curieux, et dès notre arrivée, nous sommes la cible de questions sans doute bien rodées, dans un anglais approximatif mais sans doute bien meilleur que le notre ! "D'où venons nous?" "notre nom?", "notre métier?".. à nos réponses les rires éclatent... pas certaine qu'ils comprennent tout très bien. Quand jo parle de bateaux, les yeux s'écarquillent, certains ne comprennent pas très bien.
Les filles sont peu nombreuses et les classes petites.




Après des adieux, nous remontons dans notre 4x4 direction le village. Balade le long du lac sans grand intérêt. Nous arrivons vers une petite terrasse couverte où un homme est entrain de rouler de l'opium , une espèce de pâte qu'il étale avec un rouleau. Nous sommes à côté d'un temple. Comme à mon habitude, je prends des photos mais rapidement, je sens une espèce d'animosité. Visiblement, ils n'aiment pas ça. Je vois notre guide essayer d'abréger la visite, détourner l'attention du rouleur et de son assistance. On regarde mon appareil. Je le sers un peu plus contre moi. Nous faisons demi-tour, et les saluons poliment pour n'offusquer personne.



Nous remontons dans le véhicule, direction les carrières de sel. Il est presque 17h, les lumières sont superbes... ce n'est même pas le terme. Sur la route nous croisons des tracteurs chargés des ouvriers qui rentrent de leur travail, nous les saluons.












Nous arrivons sur le site. Il y a des gosses qui jouent sur les dunes de sel. Quelques travailleurs  chargent les carrioles tirées par les bœufs.
Je tire les portraits de quelques gamins curieux, de ces travailleurs dont la tache déjà difficile et physique est rendue extrême par les conditions. Imaginez, pieds nus à même le sel...

Nous nous installons sur un plaid en haut d'une bute, nous regardons le soleil décroître, les travailleurs nous rejoignent et nous parlons. Tout est paisible, un vrai moment de sérénité et de partage.
Nous quittons à regret cet endroit magique ou les reflets sur les salins sont un pur enchantement pour les yeux et l'appareil, évidement.

Notre guide nous emmène chez lui, nous présente ses enfants, sa femme, sa mère, nous sert un chai et finalement, tandis que nous rentrons, nous assistons au coucher du soleil sur l'horizon. Énormément d'émotion et véritable coup de coeur pour cette journée au final, improvisée.



Temps calme à la chambre. Puis, à 19h30, nous montons dîner sur le toit. Il fait frais. Je mets un pashmina sur mes épaules. Un espèce de brasero prévu pour cuire, nous sert aussi de chauffage.


Nous sommes les seuls, une fois de plus. C'est aux chandelles que nous allons manger. Nous ne voyons pas ce que nous mangeons, mais tant pis, quel romantisme! Le ciel étoilé est incroyable. On sent la volonté de nous rendre heureux, et ils y sont arrivés. Nous regrettons de ne pas pouvoir prolonger cette étape magique.



Ma nuit fut agitée, beaucoup réveillée, sans doute toute cette émotions accumulée.

Suite Jour 12

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