samedi 7 décembre 2013

INDIA JOUR 3


 Nous avons rendez vous à 9h30, mais je suis réveillée à 6h. C'est la nausée qui m'a réveillée, le mal au ventre.. je crois que ce que j'ai mangé hier ne m'a pas convenu. Bon, tant que je ne suis pas malade, ça ira, mais beurk.. suis mal foutue! Un Citrate de bétaine, un spasfon plus tard, je ne suis toujours pas bien. Nous descendons au petit déjeuner. Seul un thé et une tartine peuvent passer. Je m'embarque une banane pour la route au cas où…
Direction le Jalianwalla Bagh où, le 13 avril 1919, les soldats indiens du Raj britannique ouvrirent le feu sur les participants à un rassemblement politique pacifique, tuant plusieurs centaines d'Indiens.
ce que Wiki en dit :
"Le rassemblement était un défi à l'interdiction, dans la ville, des réunions de cinq personnes et plus. Le Bagh était entouré de tous côtés par des murs de briques et seule une entrée étroite en autorisait l'entrée et la sortie. La troupe, composée de cinquante soldats indigènes, se rendit au parc accompagnée d'une auto-mitrailleuse qui, vu l'étroitesse de l'entrée, ne put accéder au parc.
Après quelques sommations sommaires, le brigadier-general Reginald Dyer ordonna à ses hommes d'ouvrir le feu. Comme il n'y avait pas d'autre sortie que celle où se tenait la troupe, les Indiens tentèrent d'échapper aux balles en grimpant aux murs ou en se jetant dans un puits.
Les estimations officielles font état de 379 tués et 1 100 blessés pour 1 650 balles tirées, une efficacité dont Dyer s'enorgueillira plus tard. La troupe se retira ensuite laissant les blessés sans assistance médicale"
Le Jalianwalla Bagh est un grand jardin mémorial, relativement préservé des papiers et détritus en tout genre. Il aurait été agréable d'y flâner un moment, malheureusement  je suis tellement mal, je me sens opressée, angoissée et si mal à ce moment que je ne voudrais qu'une chose, rentrer chez moi. J'en arrive à me poser la question si ce n'est pas le lieu même qui me met si mal. Je suis proche du malaise et dois m'arrêter pour me reprendre. Je pense à ce récit, à ce blog. Je me dois de faire au moins quelques photos. 3 et pas plus.






Ici encore nous pouvons voir les impacts de balles


Nous sortons rejoindre le chauffeur qui nous attend. Il est 11h du matin. Direction Dharamsala, la ville tibétaine pour notre deuxième religion, le Boudhisme.
Je vais essayer de dormir à l'arrière, la tête sur les genoux de Jo, mais nous sommes si secoués que ça en est presque impossible.
La route est longue et en très mauvais état. La vitesse plafonne à 30-40 km/h. ca grimpe et les routes sont défoncées.
Il est 16h quand nous nous arrêtons pour déjeuner.

Un bouiboui en bord de route, les cuisines dehors. Ce sont toujours les hommes qui préparent à manger dans de grandes marmittes en inox.



La table est dehors en bord de route, offerte à la poussière, comme la cuisine.
C'est Gurnal qui commande. Rien qu'à penser à la nourriture, j'ai des hauts le cœur et pour moi, il est tout bonnement impensable de manger. Il faut que je laisse mon estomac au repos. De toutes façons, il n'accepterait rien.
Ils commandent des espèces d'oeufs brouillés avec tomates… ce n'est pas très ragoutant, mais il parait que c'est très bon, dixit Jo. je bois un peu de coca, il n'y a que ça qui passe. Et puis la banane. Et puis aussi un bout de "Roti", c'est leur pain sous forme de galette… Elles cuisent sur des plaques, au fur et à meure qu'on les commande car en Inde, il n'y a pas de pain, ce sont ces galettes, ainsi que les naan qui servent de pain, mais aussi de couverts. On mange à la main et on s'en sert de pince pour manger avec. C'est relativement neutre en goût et ça passe bien.
Il y a à côté un petit menuisier  qui travaille. Pas très calme tout ça.


Ils nous apportent aussi une carafe d'eau. La crasse de la carafe! je n'ose même pas la toucher. Le chauffeur, lui, se sert de l'eau…. ce ne sont pas des verres en verre ni en plastique, mais des verres en inox, comme des timbales hautes. On les retrouvera très souvent dans les "restaurants" de bord de route. Assez difficile de voir d'ailleurs si ils sont propres!
165 rps pour le repas pour 2 avec 3 cocas. Allez trouver moins cher!
Nous reprenons la route. J'en ai marre d'être secouée comme un prunier. Mon ventre et mon dos ne sont pas épargnés.
Le paysage se transforme, nous sommes à présent dans la montagne. Le temps menaçant du matin et qui nous a suivi a tenu ses promesses : de grosses gouttes s'abattent sur le pare-brise. Il ne manquait plus que ça.
Sur le bord de la route, des singes nous regardent passer. Nous nous arrêtons un peu sur un point de vue.. et faire pipi. Je n'ai pas la force de faire des photos, juste 2 photos des singes, histoire d'en garder un souvenir.

Il est 18h30 quand ENFIN, nous arrivons à Dharamsala. Il fait nuit, il pleut, il y a un gros bouchon en plein centre. Tout ça à cause de travaux et surtout de leur indicipline. Il n'y a qu'une voie et tout le monde essaye d'y passer sans se laisser la priorité….
Nous finissons par faire demi-tour et un grand détour pour arriver à l'hôtel.
Nous descendons de la voiture. Il fait un froid de canard. Il pleut, c'est très humide. Le ressenti est terrible. Je passe en revue mentalement mes fringues les plus chaudes! Je crois que ça va être difficile de se réchauffer!
La  déco du hall de l'hotel est plus simple que dans les hôtels "indiens". C'est tibétains, avec de jolies couleurs. A notre étonnement, à l'intérieur, il ne fait pas plus chaud. Il n'y a pas de chauffage. le réceptionniste travaille avec sa doudoune. Ca promet.


On nous monte à notre chambre, très joliement décorée. Des meubles en bois peint, une tenture au mur et une vue sur  jardin et le parking.


Là non plus, pas de chauffage. Ca va être plus problématique! Je suis transie et n'arrive pas à me réchauffer. Je prends dans le placard une grosse couvertur et m'emitouffle dedans en gémissant… je vais jamais survivre à ce froid… je grelotte.


Il va falloir ressortir pour manger et aller au restaurant qui se trouve de l'autre côté du jardin.
Le restaurant est tout peint d'un joli bleu, mais il n'y fait pas forcément plus chaud. J'ai superposé les couches! Il n'y a que nous et 2 anglais.
Peu de choix sur la carte, mais une soupe aux champignons qui me donne envie!
Elle va me réchauffer et en plus, c'est un délice même si je n'ai toujours pas faim. En fait je mange pour me réchauffer. Et ça fonctionne.
Nous rentrons nous coucher, nous profitons un peu de la wifi pour faire "visiter" notre chambre aux français restés au pays!
Nous rapprochons nos lits et sombrons dans les bras de Morphée. A demain.

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