Toxique... Tranche de vie


J'ai réfléchi à trouver un titre à cet article, bien différent des autres; je ne voulais pas un titre racoleur, je voulais quelque chose de plus subtil... Mais j'ai d'abord tout un article à écrire et je finirai donc par le titre, qui, j'en suis certaine, viendra de lui même, comme une évidence. 

Pour commencer et pour teaser un peu, je peux vous annoncer que je vais m'épancher, me livrer, un peu, même beaucoup et dans l'intimité. Parler d'un pan de ma vie que j'ai vécu comme une épreuve, comme un exercice aussi et comme une conquête... celle de la liberté, de l'autonomie mais avant tout j'ai appris le détachement quand fuir signifie avant tout sauver sa santé mentale. Je tiens à préciser que je n'en tire pas une gloriole, je n'en n'ai pas honte non plus, je relate des faits

Cette histoire remonte à 5 ans, à un mois près. Je me vois encore... 

Fin mai 2016, à l'arrière de la voiture de mes parents, nous partions chez Leroy Merlin pour choisir la future salle de bain de mon studio... Je me mets à trembler, à pleurer, une crise d'angoisse est en train de prendre le contrôle de tout mon être. L'impression de devenir dingue.. "maman, passe-moi un Lysanxia, j'en peux plus"... ces quelques mots m'échappent entre 2 sanglots. Le temps est venu pour moi de dire stop à toute cette maltraitance psychologique.

Je rembobine....

Nous sommes en mai 2014. On m'a proposé de participer à une campagne électorale pour la petite ville d'à côté. Le candidat est un ami d'enfance de mon frère. Je vais faire la campagne avec toute son équipe en qualité de photographe. Et à la faveur d'une réunion qu'il organise avec les artistes du coin, je le rencontre. T. Autour d'une table tout le monde prend la parole et se présente. Il nous parle de son atelier loft qui est aussi son appartement, de son travail avec la récup... il est très beau, ténébreux, très fin, les yeux vairons, verts et marrons. Il a un charme de dingue. Coup de cœur ! Il l'a compris. Je lui propose des chutes de verre récupérées chez un souffleur de verre pour qui j'ai fait une reportage photos. Il m'offre un thé dans son antre que je rêvais de découvrir, quand je vais lui déposer le verre. S'engage une longue discussion de 3h sur la vie, l'art, la psychologie...Je ne vois pas le temps passer.. Nous poursuivons ces entretiens les jours suivants et ce qui devait arriver arriva. Je deviens sa maitresse. Nos échanges passionnés. Je pars l'été en vacances avec mon mari, la boule au ventre. J'aimerais être ailleurs que sur ce bateau, en Corse, dans cet endroit idyllique. Je me souviens avoir dit à la psy qui me suit à ce moment-là « J’ai le sentiment qu’il est trop beau pour moi »

Nous arrivons juste avant Noël. Mes sentiments m'étouffent, je ne peux plus supporter le mensonge, l'éloignement physique et à 3 jours de Noël, j'envoie tout valdinguer. Ma petite vie bourgeoise, mon mari, ma fille et je débarque chez cet amant.. Plus qu'heureux, il semble paniqué….

Cet homme n'a rien à part sa personnalité et cet atelier. Il est au RSA, n'a pas de boulot. Il était podologue. Il a tout quitté pour devenir artiste. A nos débuts, je trouvais ce qu'il faisait, magnifique... Les yeux de l’amour ! Avec le recul ... C'est vraiment très moche. Mon mari ne s'y était pas trompé. Quand T m'avait offert pour mon anniversaire en novembre une toile....Mon mari y avait inscrit derrière, "Un trou du cul, offert par un trou du cul". CA avait bien fait rire ma fille et moi aussi récemment quand je l’ai retrouvée et déposée aux encombrants.  Faut dire qu'il est tombé amoureux d'une de ses patientes.. une danseuse... Elle l'a rendu fou. Il a quitté boulot femme et enfants pour elle. Une relation tellement particulière ou l'égo et le narcissisme régnaient en maitres. 

Dès le début de notre relation, il m'avait parlé d'elle. Et à ma question "Elle est comment?" sa réponse m'avait frappée "Elle est très belle"...les choses étaient dites… Il fallait que je m'accroche.

Non seulement il m'avait parlé d'elle mais dans ses toiles tout parlait d'elle et au fil du temps, j'ai su déchiffrer son langage pictural. Tout ce qui était bleu, c'était elle. Elle avait de grand yeux bleus... Lui me disait « Mais non, c’est la mer, mon élément ». Il dessinait des formes rappelant la danse. Je devais trouver ma place dans tout ça. Cette relation l'avait mis mal... et je voulais le sauver, lui redonner gout à la vie. Pour moi c'était mon défi. Au fait.. était-il toujours avec elle? Le mystère était entier et lui était très secret. Mais je lisais dans ses toiles et ses écrits qu'il partageait sur les réseaux, comme dans un livre ouvert... Et il me félicitait "toi seule à mon dictionnaire"... et je me disais, je suis sa nouvelle Elue.... Tant de souvenirs me remontent tandis que j’écris ça sur des anecdotes de ses tableaux.. L’un notamment ou il avait dessiné une grande marguerite avec en son cœur comme un corps de femme…J’avais du lui faire des remarques qui nous avaient un peu brouillés. Le lendemain, il partageait l’évolution du tableau.. Les pétales de la fleurs étaient devenus un tutu et au centre c’était bien une femme, comme une danseuse sauf qu’elle avait des formes, des seins… Un mélange d’elle.. et de moi ! C’était tordu !

J'ai voulu habiter avec lui mais très vite c'est devenu compliqué, mon mari nous harcelant même la nuit, il ne voulait pas que ses enfants soient impactés. Alors, j'ai cherché un studio et m'y suis installée. Je n'avais pas de boulot, juste mon nouveau statut d'auto entrepreneur. J'ai trouvé des missions dans les villes voisines pour des reportages photos et tant bien que mal, je m'en sortais. J’étais dans un cercle vertueux qui me confortait dans le fait d’avoir fait le bon choix de me séparer de mon mari…après 21 ans !

Notre relation était chaotique... régulièrement, il se refermait comme une huitre et me disait "C'est pas possible... je n'y arrive pas, nous n'avons pas les mêmes préoccupations, je dois trouver du travail, et puis je ne peux pas t'offrir ta vie d'avant". Je l'implorais de ne pas s'en faire, que la vie (pourrie) qu'il m'offrait, loin de mes copains, me convenait, que j'aimais les plaisirs simples qu'il pouvait m'offrir comme.... pas grand-chose.. aller se balader sur la plage.. sans se tenir la main ou juste un peu et pas trop...le prendre en photos en train de travailler....Monsieur Narcisse ! J'essayais de lui dire que s'il y avait de l'amour entre nous, rien ne pourrait nous arriver... Visiblement, ça ne suffisait pas.. je comprends aujourd'hui pourquoi. Les aller retours émotionnels... ensemble, pas ensemble.. je te veux.. non c'est pas possible... m'épuisaient et un jour, mon mari a joué son joker durant une de ces périodes tumultueuses... "Viens avec moi passer le week end en bateau".. Je ne savais plus. Je savais que je ne l'aimais plus mais il était malheureux et T me faisait du mal. Alors j'ai menti à l'artiste et suis partie en mer. Une grosse erreur ! Mon mari a cru que.. mais pour moi ça confirmait bien que c'était terminé. Pire encore, j'avais menti à mon amant qui me faisait la gueule pour aller avec mon mari de qui j'étais séparée...Ubuesque ! A la fin du week end lorsque j'ai annoncé à mon mari que j'avais fait une erreur sa colère fut terrible et le lundi il me lança un ultimatum.... "Tu dis à l'autre que tu étais ce week end avec moi ou je l'appelle et c'est moi qui lui dis".. J'ai eu beau supplier, pleurer, hurler.... (je me revois dans mon studio en plein mois de juillet crier de douleur et sangloter...)… c'était sans appel. La mort dans l'âme j'ai pris mon téléphone et ai tout raconté. Je me souviens de sa voix.. blanche, calme et froide. "Ok.. écoute, c'est peut être mieux comme ça, retourne avec lui, je ne pourrai pas te rendre heureuse"… et il a raccroché... des litres de larmes, des kleenex à profusion...la nausée.. J’ai même cru faire une crise cardiaque en pleine nuit. Ce n’était en fait qu’une crise d’angoisse…. 15 jours après, je déménageais dans mon nouveau studio acheté par mes parents. Toute seule, avec mes petits bras décharnés. Je ne pesais plus que 48 kg, j'étais sèche. Epuisée par les vas et viens, la tristesse de la situation... je me suis résignée... et puis, insidieusement, comme il savait le faire, mi-août, il est un peu revenu.. a lancé sa canne pour ferrer le poissons que j'étais. Et moi j'ai mordu et surtout ramé, ramé pour qu'il accepte de me reprendre. Fin août, nous sommes montés à la maison de campagne que ses parents avaient dans les alpes de Haute Provence. Je reprenais goût à la vie.. Qu'avait il fait durant ce mois seul... La danseuse rodait elle toujours ?  Et les autres femmes, les admiratrices de ses croutes...de ses sculptures ? Laquelle s'était-il sauté? Un jour alors que je le rejoignais à la montagne pour 3 jours, le dimanche il m'a fait redescendre ses enfants "Il avait besoin d'être seul pour travailler, créer".... je crois bien que le lit était encore chaud quand la mère d'un copain de son fils est montée le rejoindre, peut être que je l’ai même croisée sur la route.... Les photos sur les réseaux sociaux sont traitres...."Je me faisais" des films me disait-il c'était un autre jour, quand elle était monté avec son fils et ses fils à lui...

En septembre j'ai intégré une mairie et j'ai commencé à travailler. J'avais enfin un salaire. Je soufflais...

J'ai rencontré une femme avec qui j'ai de suite sympathisé, S. Nous avons monté un projet : Une boite à lire ! Nous nous sommes toutes les deux rapprochées au fil du temps et avons parlé de nos vies... et....j'apprends qu'elle aussi était sortie avec l'artiste... 1 an ou 2 avant moi. Intéressant...surtout ce qu’elle m’en disait.. elle me parlait de ce qu’elle avait vécu, l’impression qu’elle me parlait de moi !

Noël est passé, les mois ont défilé avec leurs lots d'éloignements et de rapprochements, ces moments de doute sur lui, ses sentiments (mais au fond, je le savais).; étais-je la seule avec lui? J'avais arrêté de le suivre sur les réseaux sociaux.. ce que je lisais me faisait mal.; du bleu, de la danse, des souvenirs au cœurs desquels je n'avais pas ma place. Un message de la danseuse dans ma messagerie, sibyllin, que j'ai relu des dizaines de fois pour en comprendre le sens...de la provoc, de la nostalgie, de la détresse, de la souffrance ou de la compassion... ou peut-être tout ça à la fois. 

Nous sommes début 2016, ma vie est à présent bien organisée. J'ai mon appartement, mon studio, mon cocon. Je suis autonome, j'ai mon travail qui me plait, j'ai recréé un cercle de potes avec qui je sors seule, sans l'artiste puisque lui ne veut pas... « Tu comprends, je dois créer, je n'ai pas de temps à perdre dans des futilités.. je dois survivre... je dois manger à la fin du mois et nourrir mes enfants... » On n'était pas loin des misérables…

J'ai bien compris, disons que j'ai commencé à accepter. Dorénavant il y a ma vie avec lui, le soir, la nuit, sous les draps, le week end ou parfois en semaine quand il n'a pas ses enfants, quand il est disposé... je suis disponible à son bon vouloir et j'invente des excuses pour ne pas sortir avec mes copains quand l'artiste a envie de me voir... Quand je passe le week end chez lui et qu’il y a ses enfants, il me fait remarquer que je suis une des seules femmes a qui il a donné les clefs de chez lui et qu’il autorise de rencontrer ses enfants. D’ailleurs, il me remercie de si bien leur faire à manger, je suis une femme exceptionnelle.. Ils ont bien de la chance….

Les mois filent et nous sommes au printemps. J'évoque le besoin de partir quelques jours, faire un petit voyage.. pour la première fois, toute seule. Ca jette un froid. Mais c'est décidé, je vais quand même le faire. Je regarde les billets d'avion, les destinations européennes et mon choix se porte sur Lisbonne, 6 jours. Je pars un samedi et je rentre un jeudi. En mai, la météo devrait être clémente. De toutes façons, c'est un peu la guerre froide.. J'ai besoin d'aller respirer ! Je suis fière de pouvoir me payer ce voyage qui, je ne le sais pas encore, sera salvateur et me conduira avant tout à la rencontre de moi-même, de mes désirs, des décisions à prendre. Une profonde introspection.

J'atterri un samedi en début d'après-midi. Je vais poser mes bagages chez une jeune femme qui loue une chambre de son joli appartement où elle vit avec sa petite fille. Il pleut. Il pleuvra toute la semaine et il fera 15 degrés ! Le dimanche, une accalmie me permet de profiter de Belem et d'une expo photos magnifique sur des reporters de guerre. C'est la claque. Je fais moi aussi beaucoup de photos durant ce voyage et ceux qui les verront à mon retour y verront bien plus que des images de vacances…

La pluie se calme tous les jours en fin de journée me permettant de profiter d'un apéro en hauteur, sur les collines au coucher du soleil, mon petit verre de blanc en tête à tête avec moi-même aux douces lumières des rayons derrière les nuages… De l’évoquer me donne tellement envie de m’y téléporter ! Je me souviens d’un moment de bien être intense comme après une épreuve insurmontable. Je crois qu'à l'époque elle l'était.. pour moi.

Le lundi, il pleut des cordes. Je ère comme une âme en peine dans la ville et je pleure, je pleure. J'appelle mon meilleur ami, Pierre 71 ans et lui annonce ma volonté de rentrer. Le Saudade m'a gagné et il pleut. Je n'ai pas la force de rester. Je suis malheureuse. Alors, je regarde le billet de retour. Il est à 170 euros, juste le retour.. le prix que j'ai payé mon aller retour ! Nous convenons Pierre et mon porte-monnaie que ce n’est pas raisonnable ! Je décide de prendre sur moi et de rester. Je crois que c'est la plus belle décision que je pouvais prendre. Je prends ça comme une épreuve divine (moi qui ne suis pas croyante) A partir de ce moment-là, j'ai la conviction que ce voyage n'est pas qu'une simple escapade touristique mais quelque chose de bien plus profond. D'ailleurs, le mardi, direction Sintra, cette ville regorge de lieux symboliques et je m'y perds. J'appelle S, ma collègue qui est sortie il y a 2 ans avec l'Artiste. Et je lui confie mon mal être.. et tandis que je lui parle, je sens que je me libère. Des signes croisent mon chemin... je les écoute, je les prends et ils me confortent et me réconfortent.

Lorsque je reprends l'avion le jeudi, je ne suis plus la même. Pour moi ce fut un défi déjà, de voyager seule, moi qui ai peur de l'avion, mais surtout de rester et d'aller jusqu'au bout de cette démarche. Je rentre chez moi et je sais que quelque chose s'est passé.. Un déclic. Tout va basculer.

Nous sommes fin mai et je suis à l'arrière de la voiture de mes parents... C'est à ce moment que je sais qu'il est temps pour mon salut de dire STOP à cette relation destructrice. Toxique avec ce Pervers Narcissique. Le terme est posé.

Après la séparation, l'univers a mis sur mon chemin un homme en tout point opposé autant physiquement que mentalement. Il m'a aidé à faire le deuil de cette relation. Sans être maso, je dirai quand même que cette relation m'a faite grandir à tout point de vue.

Il m'a appris sur moi, bien plus de choses en 1 an et demi qu'en 45 ans ! J'ai appris que j'étais autonome, que j'étais capable de vivre seule, que je n'étais pas QUE la fille de, la femme de ou la mère de.. mais bien BARBARA. J'ai pris confiance en moi.. même s'il y a encore du boulot.... Et surtout, j'ai appris à cerner les gens. 

Pour être sincère, très vite j'ai compris que cette relation n'était pas équilibrée et pas saine.. que le mur se rapprochait dangereusement, que la vie qu'il m'offrait ne me correspondait pas. Dans un premier temps, j'ai fait l'autruche.. je m'en suis persuadée.. J'ai fait semblant d'y croire... Mais à bien y réfléchir comment pouvais-je renoncer aux voyages, aux copains, à ma liberté ? Je crois qu'avant tout, j'avais besoin de le prendre ce mur, besoin d'aller toucher le fond pour donner un grand coup de talon et remonter... et c'est ce que j'ai fait. A partir de là, j'ai vécu ce que j'avais à vivre, de difficile mais aussi d'instructif... et à la suite de ça, délivrée de l’emprise,  j'ai pu savourer des moments magnifiques en contraste total avec ce que j'avais vécu durant cette année et demi. De la lumière, de la joie, de la vie...

 

Je fais partie des personnes qui n'aiment pas galvauder un mot. Pervers narcissique est employé à tout bout de champs. Parfois bien, parfois mal. J'ai longtemps hésité à l'employer pour lui.. Mais les récentes découvertes que j'ai faites m'ont confortée.

En bonne curieuse que je suis, j'ai continué à aller fouiner sur son profil FB et je m'amusais de ce qu'il postait.... Des croutes, moches, des photos.. banales.. lui qui s'était proclamé artiste et qui préférait crever de faim, vivre au crochet de la société, de sa mère, plutôt que de retourner aux pieds comme il disait. Alors certes, ses projets étaient bons, parfois, même souvent, mais une façon de s'y prendre.. un peu comme un chanteur qui voudrait se faire connaître mais qui tape sur le système et qui se plaint de ne pas être reconnu.. Le même ! 

Eté 2018, un terrible accident de la route a emporté la danseuse d'une façon tragique. Et j'ai pensé à lui, à sa douleur... Des photos sont ressorties, des mots, des écrits.. choses qu'il n'avait jamais partagé... J'imagine que les femmes se sont succédées dans son lit. Ce Dom Juan devant l'éternel. Je me suis dit que peut être les relations à partir de ce moment seraient plus saines puisque la danseuse avait disparu.. Tout en me disant que ça risquait d’être encore plus dur pour la prochaine, face à une morte, dorénavant idéalisée.. comme une déesse !.. parfois, j'avais de ses nouvelles.. Il envoyait un hameçon, auquel je ne mordais plus...En fait, je faisais semblant. Je le prenais à son propre jeu. Et puis je coupais court. Il a fini par arrêter.

 Et puis l'été dernier une femme m'a demandé en ami sur FB. J'ai refusé...Curieuse, je suis allée voir qui elle était.. et j’ai vu !  elle faisait partie désormais des admiratrices de croutes... Je savais. J'ai vu dès le début. Et là, je me suis lancée un pari.. celui de donner une durée à cette relation.. moins d’un an ! Lorsque j'ai vu que cette femme faisait de la danse et qu'elle était Psy, je me suis dit "La boucle est bouclée". Il a trouvé la perle.. Pauvre fille ! Je souriais très souvent à ses commentaires à elle, amourachés, pleins de fougue et de tendresse, à ses cœurs qui scintillent. Et je pensais intérieurement "Vous êtes en pleine lune de miel, profite, ca e va pas durer....". Lui, jamais ne s'avançait dans ses propos. Pas vraiment de sentiments ne transparaissaient.. et je savais…. Surtout ne pas fermer les portes à d’autres relations potentielles qui pourraient déclarer forfait si elles le voyaient en couple ou amoureux !  J'attendais la fin de la lune de miel. Ca peut paraitre méchant mais ils étaient devenus mes animaux de laboratoire, le laboratoire de mon étude sur l'Homme et sa cupidité, sa naïveté... 

Et ce que « j'attendais » arriva... Un ami me demanda récemment "Tu connais cette fille?".. Je savais qui elle était. "Parce qu'elle m'a demandé en ami sur FB et en regardant ses posts j'ai vu des images de l'Artiste".. "Oui, c'est sa copine... normal". Et cet ami de me répondre "Alors, ça devait être sa copine, mais ça ne semble plus l'être". J'ai eu droit à l'un de ses posts à elle : la description du Pervers Narcissique appliquée à l'Artiste. Il n'y avait pas de doutes possibles. C'était bien lui !

Et tout m'est revenu, forcément... Je la lisais et je lisais ce que j'aurais pu écrire et que S, ma collègue, son ancienne copine, nous aurions  pu écrire, mot pour mot...

Le hasard, même s'il n'existe pas, a voulu que S qui s'est mis en disponibilité est passée me voir hier (ça faisait 1 an que je ne l’avais plus vue) et nous en avons parlé, je lui ai appris tout ça... Nous sommes parties dans un fou rire... Nous avons tout de même eu une pensée émue pour celle qui , au même instant devait être très mal.. Un peu mal comme nous l'avions été avant elle et comme, sans doute, des tas de femmes, persuadées d'être l'élue avaient été avant nous. 

Le même schéma, la même relation toxique... J'avais espéré qu'elle, psy, pourrait le changer et j'imagine qu'elle aussi avait dû se bercer d'illusion, jusqu'au moment où, ouvrant les yeux, elle avait compris à qui elle avait eu à faire.

A un moment, la seule façon de sauver sa peau, c'est la fuite. Quand ce n'est pas lui qui se débrouille pour qu'on le quitte.. Quand le vampire a sucé toute l'énergie, la joie, la vie, l'envie.. Il ne reste qu'une enveloppe décharnée, vide de toute envie, volonté, projets.... Alors il la quitte.

Il faut partir pour sauver sa peau car la maltraitance même si elle n'est pas physique, et dans son cas, elle ne l'aurait pas été, devient psychologique. Je me suis souvent posée la question "Mais comment, elle qui a affaire à des personnes perturbées, dans le cadre de son travail, ne l'a t-elle pas mis à jour?" A croire que dans son jeu de manipulation, il a pris un grade de plus...

Malgré tout ça, j'ai de la peine pour cet homme charmant, intelligent, qui peut être très attentionné, qui dit respecter profondément la femme au point de créer pour la journée de la femme ou s'érige en grand défenseur de la cause des enfants et des femmes… La grande ironie ! Comme il me l'a dit bien souvent "Il n'est pas fait pour vivre avec quelqu'un".. Evidement s'il ne sait que la ratatiner ! 

Ne l'ayant plus comme ami FB (en fait, ça m'énervait tellement de voir tout ça, que récemment je l'ai supprimé.. et tant pis pour ma curiosité non assouvie...) je ne vais pas savoir qu'elle sera sa prochaine victime.

S m'a dit hier l'avoir croisé.. et l'avoir trouvé très sombre... Lui qui a su capter à merveille la lumière devant mon appareil s'est recouvert de ténèbres... Mais je le sais. Je l'avais déjà remarqué.. A moins que ce soit notre regard, objectif, qui ne voit désormais que le mal qui émane de lui...

 

je pensais faire un texte général mais j'en suis arrivée à me livrer.

N'hésitez pas à commenter, à me laisser un avis...

 


Commentaires

Françoise a dit…
Nous devons nous méfier de ces manipulateurs pervers qui savent si bien charmer pour ensuite rejeter ou même détruire. Je suis heureuse que tu te sois détachée de lui, Barbara, il ne pouvait que te faire du mal. Je t'embrasse fort.

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