jeudi 30 décembre 2010

PLACE GARIBALDI - Nice







Hier soir, petit restaurant entre cousines, et hop, le pt'it glissé dans le sac, et zut il pleuvait, et tant pis, je l'ai sorti.

jeudi 23 décembre 2010

SOUVENIRS DE NOËL, SOUVENIR DE PETITE FILLE



Sans doute le jour que les enfants préfèrent, sans doute, pour nous parents et adultes, le jour que l'on a le plus hâte de voir passer.

J'ai longtemps gardé l'esprit de Noël, peut être jusqu'à ce que ma fille grandisse.
Et pourtant que de souvenirs, de beaux souvenirs.
Si je vous ai mis cette photo de crèche c'est que mes premiers souvenirs remontent justement à la crèche.
A l'époque, toute petite fille, j'attendais avec impatience le 24 décembre après midi car ma tante, de 20 ans mon aînée, en tant que fonctionnaire, ne travaillait pas ce fameux après midi et c'est avec une joie, presque religieuse que nous allions récupérer ensemble la grosse boite cachée sous le faux plafond contenant des merveilles inestimables à mes yeux : la crèche de la famille et tout pour faire notre arbre.
L'arbre était petit, faux, et s'emboitait en 2 ou 3 parties.
Sur le grand bahut en bois, nous posions le papier crèche dans lequel nous travaillions une grotte. Ici iraient se loger la sainte famille, entourée du bœuf, de l'âne, des moutons, bergers et autres paysans accourus pour l'occasion.
La petite maison trouvait naturellement sa place à côté d'un bout de miroir reconverti en lac, le tout généreusement saupoudré de farine pour simuler la neige. Parfois un peu de mousse ramassée dans la forêt du Mont Boron.
Le Père Noël en papier mâché d'époque venait se nicher sous l'arbre. Il n'était plus de la prime jeunesse, datant de l'enfance de ma mémé, alors, on le cachait un peu.
Les santons eux aussi étaient d'époque, moitié abîmés par les années, souvent le fagot manquait, ou le pied. Parfois c'était la tête. Mais même ceux là, on les mettait, ils avaient eux aussi droit de figurer dans cette scène sans cesse renouvelée, mais toujours fidèle.
On finissait par le sapin. Les guirlandes étaient dépenaillées, un peu maigrichonnes, les boules en verre, manipulées avec ma délicatesse légendaire, se brisaient régulièrement. Mais chaque année nous investissions dans de nouvelles boules de couleurs.
L'étoile était la dernière à prendre sa place sur la cime.
Ma tante remballait tout le reste pendant que je jouais avec les personnages qui prenaient vie suivant le fil de mon imagination.

Et puis j'ai grandi. Ma grand mère est décédée. C'est ma tante qui récupéra cette boite magique remplie de mes souvenirs de Noël.
Une jour, elle décida de me la céde. C'était à moi maintenant de perpétuer cette tradition, moi qui venais d'avoir ma petite fille.
La boite qu'elle me tendit était ridiculement petite. Une boite à chaussure. Mais où était passé tout ce qui à Noël ornait si merveilleusement le bahut?
Elle avait jeté tout ce qui était cassé, les papiers crèche plein de scotch, déchiré, le vieux Père Noël et toutes les boules car pas une seule n'avait résisté au temps. Déception.

Aujourd'hui, il me reste très peu de ce lègue que je sors malgré tout toutes les années, à la même époque. Je l'ai agrémenté de santons achetés au fil des années et peints par moi.
Nouveau papier crèche, nouvelles boules, nouvelles guirlandes, mais le lac et toujours là, la petite maison de carton aussi. Les quelques villageois restant ne sont pas mis en premier plan, mais relégués au second. Qu'importe, ils sont là, et pour moi c'est important.

Voilà, ma crèche et faite, mon sapin aussi.
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un très beau Noël.
Que la magie qui l'accompagne vous apporte joie et amour, tendresse et bonheur.

Je vous dis à bientôt.

mardi 21 décembre 2010

PHOTO-FICTION


Je vous en parlais ce week end de mon envie de me remettre à écrire et que ça venait certainement de ce petit défi que nous avait proposé le site de Libé "Vos Photos"..
Ce matin, j'ai eu la bonne surprise de voir publié mon texte.
Travail difficile car la photo ne m'inspirait pas, mais alors pas du tout.
Mais au final, je m'en suis sortie. La preuve ici.
Je signale juste que je n'ai pas choisi le titre, ce sont ceux qui s'occupent de cet exercice qui ont pioché dans le texte : Ce qui pouvait se faire de pire dans l’odeur.

dimanche 19 décembre 2010

L'ENVIE D'ÉCRIRE


Je ne sais pas si ce sont les fêtes, ma rencontre de cette fin de semaine, ou autre chose dans l'air, mais j'ai le coeur un peu fragile, un peu sensible... (je ne dis pas ça parce que je sors d'une gastro...)
J'ai une irrésistible envie d'écrire.
Je crois que ce qui a déclenché ça, fut une initiative lancée sur le Blog de libé et que j'ai suivie.
Envoyer une photo et en contre partie nous en recevions une autre sous laquelle nous devions écrire un texte de 2000 caractères maximum. Je me suis prêtée au jeu et me suis régalée. Après avoir séché quelques jours, c'est dimanche matin dernier que mon flot s'est enfin déversé sur mon clavier. Mais je vous tiendrai au courant si ce texte est publié.

Tout ça pour vous dire que ce blog photos, pourrait sans doute s'orienter vers un peu plus de mots. Je suis bavarde, que voulez vous!
J'espère que cette orientation vous plaira.
Mais vous me connaissez, ça risque d'être qu'épisodique, au grès de mes humeurs.

Merci pour votre fidélité.....


samedi 18 décembre 2010

RENCONTRE EN TROIS TEMPS

Ceux qui me connaissent, connaissent aussi cette histoire, ceux qui me découvrent, la découvriront aussi.


Cette rencontre en 3 temps vous semblera peut être banale, mais pour moi, elle représente quelque chose de très important pour moi, en quelque sorte, une double rencontre. La première avec un homme étranger à ma vie, à mon monde. Le seconde, c'est une rencontre avec Barbara, une Barbara dont je ne connaissais pas l'existence et que j'ai découvert et apprivoisé.


Premier temps

Cette histoire remonte à .... d'après la date de la photo, je dirais Mars 2009.

A l'époque, je venais d'avoir mon appareil (mon ancien). Et encore plus que le nouveau qui pourtant me suis partout, je me le traînais dans mes moindres déplacements, aussi simples et quotidiens soient-ils.


Un jour, place Massena, à Nice, je vois dans un angle des arcades, un homme avachi. Un SDF. L'envie de le prendre en photo. Je sais, ça ne se fait pas, mais pourtant je volerai 3-4 clichés de ce vieil homme.

Plutôt contente de moi, je décide d'envoyer une de ces photos, passée en N&B, au blog de Libé.



La réponse ne se fait pas attendre, mais pas telle que je l'attendais. Ceux qui la connaissait (ne serait-ce que par le biais de ce blog qu'elle tenait d'une main ferme), ne seront pas étonnés de ce que je découvris avec stupeur en ouvrant son mail. En substance "Comment pouvais-je faire ce genre de photos, par pur voyeurisme. Que ce thème était bien trop délicat, que seuls les journalistes et les personnes qui s'investissaient auprès d'eux dans le but de les aider pouvaient se le permettre. Que ma photo était indécente. Que j'aille à leur rencontre plutôt que d'agir ainsi". C'était une lettre révoltée, et mon amour propre en pris un coup sur le moment.

J'ai essayé de me justifier auprès d'amis à l'époque. Cette femme sans me connaître m'avait traité de voyeur et en même temps d'insensible à la misère.

Du tac au tac, je lui répondais aussi sèchement approximativement ce mail "Madame, qui êtes vous pour me traiter de la sorte, que savez vous pour me "gronder" comme ça. Vous ne connaissez pas mon action auprès de cet homme, ne savez pas si je me suis arrêtée auprès de lui pour parler, lui donner quelque chose, de mon temps...."

Mais je savais au plus profond de moi que cette réponse m'avait blessé car avant tout, elle avait eu raison. Et moi j'étais qui pour voler une image comme ça.


Je gardais cet échange dans un coin de ma tête, pour ne pas dire de mon coeur, cette histoire blessante d'amour propre, et de honte.


Deuxième temps

Et puis ce fut les beaux jours, l'été même et j'avais rendez vous avec une amie pour un concert. Balade en centre ville et sur qui je tombe? ce même SDF. En une fraction de seconde me reviennent ces souvenirs, et je me sens une dette, une dette envers lui, en vers MDA de Libé qui n'est plus aujourd'hui, et surtout, envers moi.




Tandis que le pianiste joue à côté de lui...... La suite ici.... Mais revenez pour voir le 3ème temps, ça se passe ici.


Troisième temps

Hier soir, 17 décembre, il fait froid à Nice. Fidèle à mes petites habitudes, je viens sur la promenade en fin d'après midi, à une semaine de Noël, choisir mon sapin.

J'arpente cette forêt sur béton.... Je suis toujours attirée par la différence et une fois de plus, je trouve mon bonheur avec un sapin à 2 cimes. Il est grand pour mon petit appart, mais c'est lui qui m'a appelé (parole de vendeur)... Je ne pouvais pas faire autrement. Me voilà, sapin ficelé, traversant la route, mon arbre dans les bras, pour aller le déposer dans la voiture garée juste en face. Le temps que je fasse les boutiques il sera mieux ici, le garder m'encombrerait inutilement!

Puis direction la place Massena, ses illuminations. je ne peux résister.. quelques photos encore... Mais bon, du vu et revu. C'est pour la forme et mon plaisir.




Au loin, mêlé à la musique de Noël qui s'échappe des hauts parleurs, j'entends le piano et plus je me rapproche et mieux je distingue les jambes qui dépassent de l'angle des arcades. Mon coeur se serre. Et si c'était lui? Je ne l'ai plus revu depuis plus d'une an. A se demander si il était encore en vie.... J'arrive à sa hauteur et le reconnais. C'est bien lui, il n'a pas changé. Juste un peu plus emmitouflé.

Je fouille mon porte monnaie.. je n'a que 2euros 50. Avant d'ouvrir mon porte monnaie, je m'étais dis "Je lui donne ce que j'ai". Je me baisse vers sa gamelle où seule de la mitraille jaune tache à peine la terre cuite. Il lève ses yeux vers moi et me remercie. Je me baisse à sa hauteur et lui dis "Vous vous souvenez de moi? Je suis la personne qui vous avez pris en photo avec l'oiseau", "Ah oui, me répond-t'il, je l'ai toujours" Et je lui dis que je me suis fait du soucis de ne plus le voir depuis longtemps. Il me dit qu'il a déménagé, qu'il vit maintenant vers Cannes, mais que ça fait loin, du coup, il ne vient plus aussi souvent. Qu'il fait froid mais que ça va, que là où il vit, il ne se chauffe pas trop pour ne pas avoir de décalage trop important avec l'extérieur et qu'il aura 80 ans en janvier. Et puis encore quelques mots, et je lui dis que je suis contente de le savoir en bonne santé.

Il me souhaite de bonnes fêtes et je n'ose lui répondre "Vous aussi", je me contente de lui souhaiter une bonne fin d'année, de prendre soin de lui.

De loin, je reprends une photo, mais je me dis que ce n'est pas bien, alors, je reviens vers lui "Bernard, puis-je vous prendre encore en photo?" Il arrange tout autour de lui et pose de façon très solennelle.


Et j'aime ce portrait que je lui montre immédiatement en lui promettant de lui imprimer et de lui déposer une prochaine fois.


Fin du 3ème temps.


J'ai donc rencontré Bernard mais aujourd'hui je connais aussi cette Barbara plus humaine que je ne connaissais pas. Celle qui a une époque n'aurait jamais fait ça. Celle qui fut une personne bien moins respectable, mais ça, c'est une autre histoire.


Entre ces 3 photos, je peux dire sans fausse modestie, que j'ai grandi.

vendredi 17 décembre 2010

PHOTO LIBÉ

Toujours rien de nouveau, alors un petit clin d'oeil vers une photo que vous avez déjà certainement vu ici et qui a été sélectionnée ce matin sur le blog photos de Libération.
Et en cliquant ici, les autres parues précédemment.

Je comble comme je peux, j'espère, ce week end faire quelques photos.
je vous souhaite une belle fin de semaine en tous les cas malgré le temps prévu.....

dimanche 12 décembre 2010

CAPTURE DE NUIT DANS BEAULIEU






Mon appareil me quitte peu, et ce soir, en traversant Beaulieu, à pied, j'ai capté ces quelques photos.
J'aime cette ambiance particulière qui s'installe à l'approche de Noël avec les décorations.
Beaulieu, 3500 âmes, ce n'est pas Nice, mais chacun fait ce qu'il peut.
En tous les cas, ce n'est pas ça qui m'a plu mais plutôt l'occasion d'avoir un surplus de lumière, histoire de ne pas trop affoler mon capteur pourtant puissant.
Il semblerait que l'hiver se soit installé, marchant sur les plates-bandes d'un automne qui a laissé traîner ses feuilles.
Mystère et romantisme au programme.

PLACE MASSENA - UN NOEL DE PLUS





Vendredi soir, en vadrouille en centre ville, j'ai pu voir les illuminations de Noël.
Pour moi, cette place est une véritable réussite.
Et à l'approche de Noël, elle s'illumine de très belle façon.
J'avais mon appareil, mais aussi une fille pressée avec moi. Je n'ai donc pas pu faire toutes les photos que je voulais et au final, très peu.
Même celles-ci ne sont pas d'une grande netteté, et pourtant j'avais "le gros" avec moi...
Mais allez faire du net avec une ado qui vous tire par le bras!

vendredi 10 décembre 2010

AU LEVER DU SOLEIL


mon intérieur se pare des plus belles couleurs, des plus belles lumières... Ce matin, par exemple, le ciel était enflammé et le feu s'est propagé chez moi. J'ai sorti mon appareil et joué.
J'ai joué aussi avec la projection des ombres, du corps sur le mur.
Le rendu plutôt joli...


Ne croyez pas ce que je dis... je peux être en pause et trouver d'un coup des idées... c'est tout moi, inconstante, imprévisible, farfelue mais tellement...
A vous de trouver l'adjectif qui vous conviendra!

jeudi 9 décembre 2010

LE FEU SACRÉ


je suis en panne de photos, d'idées et de motivations...
Mais ça me fait toujours ça quand je reviens de voyage....
J'ai du mal à faire des photos dans ma ville car pour moi c'est du vu et revu, même si vous, vous ne connaissez pas.
J'en parlais avec Louis-Paul qui, lui, contrairement à moi, à toujours cette inspiration.

Donc, pour l'instant, pas de nouvelles parutions.

N'hésitez pas à aller faire un tour dans mes archives, pour ceux qui ne connaissent pas mon travail de photographe amateur...
Mes fidèles visiteurs.... vous, ben.... vous attendrez que le feu sacré me reprenne!

mercredi 8 décembre 2010

QUAND IL NE PLEUT PAS EN CE MOMENT...



.. le ciel, lorsqu'il a été chahuté par la pluie et toutes sortes d'intempéries qui suivent ou précèdent, affiche des teintes et des lumières assez sympa.
Quand j'ai la chance d'avoir mon appareil dans le sac, le petit appareil, voilà ce que je peux rapporter.

Je me souviens, ce jour là, j'ai rencontré Sophie et lui ai dit "Tu as vu la lumière..?" en sortant mon appareil......
C'est le genre de truc qui me met de la joie au coeur....

dimanche 5 décembre 2010

LONDRES : DERNIERES PHOTOS ET JE VOUS LAISSE...












Cette dernière? L'aéroport de Nice! Ouf, bien rentrés.
Le lever du soleil le lendemain matin fut magique, et bienfaiteur... la semaine de pluie qui suivie, fut moins rigolote, à croire que le mauvais temps nous avait poursuivi!

samedi 4 décembre 2010

lonDRES : DERNIER JOUR CAMDEN MARKET, TATE MODERN, TOWER BRIDGE, ARCHI SUITE 4











Suite et fin.
Nous arrivons à la fin de ces photos. Encore aujourd'hui et puis demain.
J'espère que vous aurez aimé.
Il est vrai, beaucoup de photos de nuit. Désolée pour ce qui n'aiment pas ça, mais la nuit tombe plus vite là bas, sans compter qu'avec ce ciel bas, il semble faire déjà presque nuit à partir de 15h30.
Et puis la pluie se calmait en fin de journée, donc...
Enfin, voilà.
Mon souci maintenant c'est "Que vais-je bien pouvoir vous donner en pâture?".
Il va falloir que j'y travail, car je n'ai pas vraimennt de nouvelles photos.
Je vous ferai bien des photos de ma terrasse, comme mon ami Maxime, mais le concept est déjà pris et puis les levers de soleil, c'est bien beau, mais ça me gonfle au bout d'un moment. J'aspire à de la photo un peu plus créative.
Mais bon, ne vous inquiétez pas, je vais trouver, j'ai toujours un lapin au fond de mon chapeau...