jeudi 12 décembre 2013

INDIA JOUR 4

Ce matin, nous avons rendez vous à 10h. Les couettes sont bien chaudes et heureusement  mais c'est une torture d'en sortir. Il ne pleut plu, le soleil tente même quelques percées. Dehors, il fait froid, mais c'est plus supportable. Mon dos va mieux. Hier je rêvais d'un massage mais vu notre arrivée tardive, il m'était impossible de prendre rendez vous. Je prends donc rendez vous pour ce soir.
Et youpi, mon ventre, lui aussi, se porte mieux.
Petit déjeuner continental, mais au lieu de mon thé, je découvre "le ginger, honey, lemon".  C'est excellent, et sans doute plein de vertues.  Nous avons droit aussi à un jus de pommes maison. Il y a aussi sans doute un peu d'orange. Preuve que mon estomac va mieux, il accueille les tartines et ces boissons avec joie et plaisir.
La douche est difficile car la salle de bain n'est pas chauffée. Mais ca le fait.
De notre chambre nous entendons des chants qui nous parviennent du jardin. Des prières sans doute. En descendant, nous voyons un vieil homme tourner autour d'un petit hôtel, un "chapelet" entre les mains, égrainer chaque billes et réciter des prières. Notre présence ne semble pas le déranger et il continue à tourner autour.


Direction Mac Leod Ganj à 45 mn de route, un peu plus haut dans la montagne. C'est là où le Dalaï lama a sa résidence.
Nous nous couvrons bien car présentons que nous n'aurons pas chaud. on se sent réellement à la montagne. Nous sommes déjà à 1700 m d'altitude. Nous allons monter à plus de 1800.
Nous montons en direction du TCV (Tibetan Children's Village). C'est un village dans le village.
A l'origine, dans les années 60, ce village a été créé pour les enfants des exilés tibétains, des orphelins. Une espèce de communauté s'est crée afin de ne pas perdre leur identité tibétaine. Des milliers de tibétains continuent à fuir car persécutés par les chinois. Certains envoient donc leurs enfants dans ce village afin qu'ils y reçoivent une éducation scolaire mais aussi spirituelle, fidèle à leurs croyances, leurs principes.


Le village vit grâce aux parrainages, au dons qui arrivent de partout. Le  Dalaï lama le soutient bien évidement ce qui lui donne  une force supplémentaire.
Nous arrivons donc dans ce village et pouvons assister au déroulement de la vie de ces enfants. Ils sont à cette heure ci dans la cour, enfin, c'est une grande place où l'on peut aller et venir. Les enfants font du sport. Nous sommes couverts et certains sont en short! ce sont des petits. Ils jouent au ballon. Nous nous arrêtons un moment pour les observer. Chose assez incroyable et qui ne nous est pas arrivé depuis le début, nous nous sentons invisibles; Les enfants ne semblent pas prêter la moindre attention à notre présence, ni à mon appareil. Nous rencontrons une femme française avec qui nous discutons. Comme beaucoup elle est arrivée là pour 1 semaine et ça fait presque 1 mois qu'elle est à Dharamsala. Elle y a fait une retraite… enfin, un peu illuminée quand même! Mais elle nous indique quelques adresses pour déjeuner. Nous suivrons ses conseils et ne le regretterons pas!


Elle nous parle d'un chemin de moulin de prière qui se trouverait sous la demeure du  Dalaï lama, elle ne l'a pas vu mais a vu des photos d'un type qu'elle a rencontré la veille et qui lui en a parlé. nous tacherons de trouver.
Un peu partout dans ce village des pancartes invitent à utiliser les poubelles, à respecter les animaux, à éviter la mal-bouffe. Nous sommes si loin de l'esprit Indien que nous avons connus; ce village tibétain est vraiment à part.

Après une heure à flâner et à papoter.. surtout, nous retournons près du petit lac où nous attend le chauffeur. Nous allons aller essayer de trouver ces fameuses bonnes tables à Mac Leod Ganj.
Il y a de l'animation, c'est chouette et coloré comme village, un esprit bien différent de l'inde. C'est vraiment une enclave tibétaine…
Nous choisissons le Gaky, petit mais très colorés. Très peu de tables. les clients sont des occidentaux. Je prends un Chopsuey noodle et jo des momos épinard-fromage. Les momos sont des petits croissants cuits soit à la vapeur, soit frits et fourrés. Sublime choix (conseillé par la française). Un coca comme d'hab et le tout pour moins de 500 rps!


Direction le temple et la demeure à présent.
Il faut laisser l'appareil et les téléphones à l'extérieur. Le bâtiment n'a rien de particulier, nous assistons à une "Classe" de Moines, avec leur grand drapé rouge. Ca rigole quand même là dedans. Il y a des pièces de prières et des moulins de prières un peu partout. C'est bon, on a vu. ce qui nous intéresse c'est de voir ce fameux chemin. nous demandons à des policiers qui ne savent pas, à des moines.; qui ne parlent pas anglais et finissons par décider d'en suivre un qui s'enfonce dans la forêt. Bingo, on a trouvé. Des ardoisent avec des inscriptions jalonnent le chemin, des ribambelle de drapeaux colorés volent doucement au vent. Sur certains drapeaux, des prières. certains ont trop pris le soleil et sont délavé mais c'est joli toutes ces couleurs tendues entre les arbres. C'est vraiment un bel endroit calme, reposant. les gens y viennent et s'asseyent sur un banc pour admirer la vue ou méditer tandis que les moines continuent le chemin très vallonné en égrainant leur chapelet et en frôlant du bout des doigts les jolis moulins bariolés. Ca monte, ça descend.









Il est 16h30, la lumière est basse et belle, propice aux photos. Nous attaquons la remontée plutôt pentue. Nous somme surpris d'y voir autant de vieillards avec leur canne. La foie fait faire de grandes choses.
A l'arrivée au sommet Jo rêve d'une bière mais nous n'avons pas le temps car notre rendez vous est fixé à 17h30 avec le chauffeur. Arrivés sur la place, 2 grosses motos immatriculées en Belgique font l'attraction. Ils arrivent comme ça du côté hollandais et ont mis plus de 3 mois. Moi qui souffre du dos après 7h dans une voiture, je n'ose pas imaginer ces gars après 3 mois!

Nous mettrons 2h pour rentrer. Il y a encore des embouteillages en arrivant en ville.  toujours cette indiscipline lors des travaux….
Du coup, je peux dire adieux à mon massage.

Nous décidons de changer de resto et allons à l'unique petit restaurant à côté de l'hôtel. Mauvaise idée. Franchement pas terrible.  Jo demande une bière. Le serveur un peu gêné nous apporte un verre de bière.. mais recouvert d'une serviette en papier..pour cacher la bière!
Demain, nous retournerons manger à l'hôtel.

Petite visite nocturne de l'environnement de notre hôtel avant d'aller se coucher. Ca a l'air bien joli. Je programme de nous lever demain un peu plus tôt pour aller visiter.. Jo râle.. Comme toujours quand on lui prend des heures de sommeil.
Bonne nuit!
Finalement, il a fait frais, mais moins humide que la veille et largement plus supportable.

samedi 7 décembre 2013

INDIA JOUR 3


 Nous avons rendez vous à 9h30, mais je suis réveillée à 6h. C'est la nausée qui m'a réveillée, le mal au ventre.. je crois que ce que j'ai mangé hier ne m'a pas convenu. Bon, tant que je ne suis pas malade, ça ira, mais beurk.. suis mal foutue! Un Citrate de bétaine, un spasfon plus tard, je ne suis toujours pas bien. Nous descendons au petit déjeuner. Seul un thé et une tartine peuvent passer. Je m'embarque une banane pour la route au cas où…
Direction le Jalianwalla Bagh où, le 13 avril 1919, les soldats indiens du Raj britannique ouvrirent le feu sur les participants à un rassemblement politique pacifique, tuant plusieurs centaines d'Indiens.
ce que Wiki en dit :
"Le rassemblement était un défi à l'interdiction, dans la ville, des réunions de cinq personnes et plus. Le Bagh était entouré de tous côtés par des murs de briques et seule une entrée étroite en autorisait l'entrée et la sortie. La troupe, composée de cinquante soldats indigènes, se rendit au parc accompagnée d'une auto-mitrailleuse qui, vu l'étroitesse de l'entrée, ne put accéder au parc.
Après quelques sommations sommaires, le brigadier-general Reginald Dyer ordonna à ses hommes d'ouvrir le feu. Comme il n'y avait pas d'autre sortie que celle où se tenait la troupe, les Indiens tentèrent d'échapper aux balles en grimpant aux murs ou en se jetant dans un puits.
Les estimations officielles font état de 379 tués et 1 100 blessés pour 1 650 balles tirées, une efficacité dont Dyer s'enorgueillira plus tard. La troupe se retira ensuite laissant les blessés sans assistance médicale"
Le Jalianwalla Bagh est un grand jardin mémorial, relativement préservé des papiers et détritus en tout genre. Il aurait été agréable d'y flâner un moment, malheureusement  je suis tellement mal, je me sens opressée, angoissée et si mal à ce moment que je ne voudrais qu'une chose, rentrer chez moi. J'en arrive à me poser la question si ce n'est pas le lieu même qui me met si mal. Je suis proche du malaise et dois m'arrêter pour me reprendre. Je pense à ce récit, à ce blog. Je me dois de faire au moins quelques photos. 3 et pas plus.






Ici encore nous pouvons voir les impacts de balles


Nous sortons rejoindre le chauffeur qui nous attend. Il est 11h du matin. Direction Dharamsala, la ville tibétaine pour notre deuxième religion, le Boudhisme.
Je vais essayer de dormir à l'arrière, la tête sur les genoux de Jo, mais nous sommes si secoués que ça en est presque impossible.
La route est longue et en très mauvais état. La vitesse plafonne à 30-40 km/h. ca grimpe et les routes sont défoncées.
Il est 16h quand nous nous arrêtons pour déjeuner.

Un bouiboui en bord de route, les cuisines dehors. Ce sont toujours les hommes qui préparent à manger dans de grandes marmittes en inox.



La table est dehors en bord de route, offerte à la poussière, comme la cuisine.
C'est Gurnal qui commande. Rien qu'à penser à la nourriture, j'ai des hauts le cœur et pour moi, il est tout bonnement impensable de manger. Il faut que je laisse mon estomac au repos. De toutes façons, il n'accepterait rien.
Ils commandent des espèces d'oeufs brouillés avec tomates… ce n'est pas très ragoutant, mais il parait que c'est très bon, dixit Jo. je bois un peu de coca, il n'y a que ça qui passe. Et puis la banane. Et puis aussi un bout de "Roti", c'est leur pain sous forme de galette… Elles cuisent sur des plaques, au fur et à meure qu'on les commande car en Inde, il n'y a pas de pain, ce sont ces galettes, ainsi que les naan qui servent de pain, mais aussi de couverts. On mange à la main et on s'en sert de pince pour manger avec. C'est relativement neutre en goût et ça passe bien.
Il y a à côté un petit menuisier  qui travaille. Pas très calme tout ça.


Ils nous apportent aussi une carafe d'eau. La crasse de la carafe! je n'ose même pas la toucher. Le chauffeur, lui, se sert de l'eau…. ce ne sont pas des verres en verre ni en plastique, mais des verres en inox, comme des timbales hautes. On les retrouvera très souvent dans les "restaurants" de bord de route. Assez difficile de voir d'ailleurs si ils sont propres!
165 rps pour le repas pour 2 avec 3 cocas. Allez trouver moins cher!
Nous reprenons la route. J'en ai marre d'être secouée comme un prunier. Mon ventre et mon dos ne sont pas épargnés.
Le paysage se transforme, nous sommes à présent dans la montagne. Le temps menaçant du matin et qui nous a suivi a tenu ses promesses : de grosses gouttes s'abattent sur le pare-brise. Il ne manquait plus que ça.
Sur le bord de la route, des singes nous regardent passer. Nous nous arrêtons un peu sur un point de vue.. et faire pipi. Je n'ai pas la force de faire des photos, juste 2 photos des singes, histoire d'en garder un souvenir.

Il est 18h30 quand ENFIN, nous arrivons à Dharamsala. Il fait nuit, il pleut, il y a un gros bouchon en plein centre. Tout ça à cause de travaux et surtout de leur indicipline. Il n'y a qu'une voie et tout le monde essaye d'y passer sans se laisser la priorité….
Nous finissons par faire demi-tour et un grand détour pour arriver à l'hôtel.
Nous descendons de la voiture. Il fait un froid de canard. Il pleut, c'est très humide. Le ressenti est terrible. Je passe en revue mentalement mes fringues les plus chaudes! Je crois que ça va être difficile de se réchauffer!
La  déco du hall de l'hotel est plus simple que dans les hôtels "indiens". C'est tibétains, avec de jolies couleurs. A notre étonnement, à l'intérieur, il ne fait pas plus chaud. Il n'y a pas de chauffage. le réceptionniste travaille avec sa doudoune. Ca promet.


On nous monte à notre chambre, très joliement décorée. Des meubles en bois peint, une tenture au mur et une vue sur  jardin et le parking.


Là non plus, pas de chauffage. Ca va être plus problématique! Je suis transie et n'arrive pas à me réchauffer. Je prends dans le placard une grosse couvertur et m'emitouffle dedans en gémissant… je vais jamais survivre à ce froid… je grelotte.


Il va falloir ressortir pour manger et aller au restaurant qui se trouve de l'autre côté du jardin.
Le restaurant est tout peint d'un joli bleu, mais il n'y fait pas forcément plus chaud. J'ai superposé les couches! Il n'y a que nous et 2 anglais.
Peu de choix sur la carte, mais une soupe aux champignons qui me donne envie!
Elle va me réchauffer et en plus, c'est un délice même si je n'ai toujours pas faim. En fait je mange pour me réchauffer. Et ça fonctionne.
Nous rentrons nous coucher, nous profitons un peu de la wifi pour faire "visiter" notre chambre aux français restés au pays!
Nous rapprochons nos lits et sombrons dans les bras de Morphée. A demain.

mardi 3 décembre 2013

INDIA JOUR 2

ll est 8h, nous nous levons. Il fait brumeux et ça ne se lèvera pas de la journée. C'est comme ça ici. Sans doute la fatigue, le décalage, nous avons un peu frais ce matin. Nous prenons notre petit déjeuner dans le salon, puis dans le jardin pour finir.

Notre rendez vous avec Gurnal est pris pour 9h30. Béatrice nous a prévenu, il faut lui imposer des heures dès le début sinon, il proposera plutôt des départ à 9h30. Ne pas hésiter et dire 8h00 ou 8h30. Tu parles, avec Jo il a trouvé le client idéal….. Dès qu'il peut gratter 30 mn de sommeil….
Au programme du jour, le Golden Temple. C'est un temple Sikh.
Il faut préciser que Amritsar est LA ville sikh. Pour la situer, elle est au nord ouest de l'état du Penjab

La première religion de nos 15 jours

Effectivement, nous n'étions pas dans le centre. Quand on y arrive, quel bordel, quel bruit, quelle poussière!


Nous partons donc visiter ce magnifique temple d'Or. Il y a du monde. beaucoup de monde, des touristes indiens surtout. La première chose est d'enlever les chaussures et de se couvrir la tête.
A l'entrée donc, un petit gamin nous vend un espèce de bandana orange que jo se nouera sur la tête. Par chance, je me suis emportée mon foulard qui me servira de couvre-chef.



Nous laissons donc nos chaussures à la consigne contre un numéro. Ca n'empêchera pas le vigile de l'entrée de vouloir regarder dans le sac à dos de Jo pour voir si on ne les aurait pas cachées dedans.
J'ai mon sac photo. Près de 7 kg sur le dos en permanence, ça fait mal. Le temple est impressionnant, tout de marbre blanc, et la partie qui renferme le livre sans fin est recouverte d'or. C'est vraiment très beau. Au milieu de ce très grand bâtiment, un "bassin de nectar" dans lequel les indiens font leur ablution. Les hommes n'hésitent pas à se déshabiller pour se retrouver en caleçon ou en pagne savamment noué pour cacher l'essentiel. Ici, les femmes ne se  "baignent" pas. De petits salons leur sont réservés où elles peuvent se déshabiller et avoir accès au bassin sans se montrer à tout le monde.
Le marbre est frais sous nos pieds. Il y a 4 grandes portes pour accéder au temple.





Nous faisons tranquillement le tour de ce magnifique édifice. Pour accéder au temple d'or au centre du bassin, une longue file d'attente. Nous ne savons pas trop ce que nous y verrons, mais nous ferons la queue nous aussi.
De grandes flèches entourent les portes. Elles sont recouvertes de tissu orange. Nous regardons un homme se hisser tout en haut pour changer ces tissus enroulés tout autour. Il est assis sur une sorte de balancelle que des hommes font monter à coup de manivelle, ils se relayent. Le haut est très haut. Il doit avoir confiance…



Nous observons avec beaucoup d'intérêt toutes ces petites scènes, tout ce qui se déroule sur ce lieu saint.
Des familles se font prendre en photos devant le temple, on nous demande de les pendre en photo avec l'un de nous deux…. Ils sont aussi curieux que nous. Tout autour, il y a des réfectoires ou les pèlerins peuvent manger. Des guichets où l'on peu acheter des offrandes. A l'entrée du temple des hommes distribuent aux pèlerins une espèce de pâte brune composée de beurre et de sucre. Nous aurions pu y gouter… Mais ça n'appartint pas à nos croyances.



Allez, la file d'attente est longue mais notre curiosité l'emporte. Une passerelle de 60 m pour accéder à l'intérieur du temple. Nous en profitons pour observer ce qui se passe autour de nous. Des familles entières. Les indiens sont assez indisciplinés et vous passent devant sans état d'âme. Nous nous laissons un peu faire, car nous ne sommes pas chez nous mais quand même…. Les femmes poussent volontiers. Au bout de 45 mn nous accédons enfin à l'intérieur. Richement décoré d'or et de pierres semi précieuses, il y a des musiciens  et un très grand livre qu'un homme lit et en réalité, ce livre se lit 24h sur 24h. Ils se relayent. Les gens prient devant en passant, mais on ne squatte pas longtemps car il y a foule et ça pousse derrière, nous montons à l'étage. Des femmes sont assises près des fenêtres et lisent tranquillement au milieu de cette agitation religieuse. Il est interdit de prendre des photos à l'intérieur comme à l'extérieur de cette partie. C'est bien dommage.




Nous ressortons enfin, c'est l'heure de déjeuner. Nous retrouvons le chauffeur à 13h sur le parking. Il va nous trouver un restaurant local où seuls des indiens déjeunent. C'est bon, et vraiment pas cher.
Au fil de notre circuit nous réaliserons que nous avons divisé notre budget nourriture par 3 voir 5 en fréquentant ce genre de restaurant en comparaison à il y a 4 ans.
Pour vous donner une idée, dans ce restau là, nous en avons eu pour 312 rps à 2 avec un coca chacun.
Oui, je sais, pas terrible le coca, mais nous avions pris l'habitude de s'en prendre un tous les midis pour ménager nos intestins et prévenir toute attaque d'épices un peu fourbe.

14h30, nous repartons avec une pause chaï sur la route (thé au lait avec des épices). Direction la frontière avec le Pakistan. Béatrice nous a proposé cette "attraction" en nous prévenant : "Lorsque je la propose à mes clients, ils râlent mais en reviennent toujours enchantés". Il s'agit, d'après ce que j'ai compris d'une démonstration du patriotisme des deux pays. Soit….
Ca se passe tous les soirs à partir de 16h.
Nous arrivons  sur les lieux. Il y a déjà beaucoup d'effervescence, du monde, de la musique, des petits vendeurs avec des visières en carton, des drapeaux aux couleurs indiennes, des gamins qui vous proposent de vous dessiner le drapeau indien sur la joue, mais aussi des stands de nourriture et au milieu de toute cette agitation, des militaires.



Les grilles s'ouvrent sur une grande allée divisée en deux. Sur la droite, les indiens, sur la gauche, les touristes. Derrière nous un anglais nous emboîte le pas. Il est vite rattrapé par la police.. non, lui, c'est l'autre file, avec les indiens. Et pour cause, il a un visage d'Indien, sauf que c'est un anglais. Il doit brandir son passeport pour attester de sa bonne foie et le gardera à la main car la ségrégation ne s'arrêtera pas à ce portail. Gurnal nous explique que c'est ainsi divisé pour notre sécurité et qu'il ne pourrait pas assurer notre sécurité si il y avait un mouvement de foule. Hum….




La foule progresse vers les tribunes car oui, il y a des tribunes. La foule indienne est à son tour divisée : les femmes et les enfants et les hommes. Les femmes avancent en premier et les hommes sont stoppés derrière une barrière et toujours sous le regard bienveillant des militaires. les hommes avanceront après. Mais c'est la fête! Nous arrivons au dernier barrage de sécurité et parvenons aux gradins. Eux aussi ont été divisés en 3 parties : Les indiens (la partie la plus grande), les étrangers, petite partie et les VIP, eux, placés les plus près de la frontière. Ca se remplie. de l'autre côté, on peut apercevoir les gradins pakistanais. Moins de monde, mais quand même!

C'est dingue que tous les soirs ça attire autant de monde.
Il y a d'abord les soldats avec leur drôle de tenue, surtout leur drôle de chapeau. C'est eux qui font la "Circulation" qui rangent le gens dans les bons gradins… Ca se fait dans la bonne humeur et parfois, ils font même semblant de se fâcher, avec gros yeux et grosse voix, mais dès qu'ils ont le dos tournés…. tout le monde reprend sa mauvaise place. Par contre, ils sont intransigeants sur le fait que les indiens à gauche et les autres à droite. Notre pauvre anglais au visage d'indien a toujours le même problème.



Au fond, une file de femmes s'est formée. Elle attaquent un balais de drapeaux. Elles sont par deux ou trois et courent d'un bout à l'autre brandissant fièrement le drapeau aux couleurs de l'Inde. Puis des enfants.. C'est joyeux tout ça et rigolo! Et puis il y a la musique. Tout à coup la musique se fait plus forte et là, les femmes descendent et dansent. Moment très intense pour moi de voir toute cette liesse. Et puis retenti la musique de Slumdog Millionaire et là, voilà qu'un groupe de lycéeennes se déchaine. je suis submergée de bonheur.. c'est con, hein? Elle me voient avec mon appareil et posent pour moi. Me voilà aux anges. Des occidentales se joignent à elles et dansent avec elles. Je savoure ce moment les larmes aux yeux.








 Tout le monde reprend tranquillement sa place. Le spectacle va commencer.


Les soldats commercent leurs balais, mimant des attitudes de guerriers en colère, c'est grotesque, rigolo… ils sont 6 et chacun son tour se dirige vers la frontière qui est à présent ouverte. Chacun opérant dans son camp les mêmes "chorégraphies". Ca fini par l'échange de drapeaux.. enfin, il me semble car on a du mal à voir. Je me suis d'ailleurs faite sortir car je restais debout pour voir (toujours des plus grands que moi devant moi). Et il parait que j'ai fait honte à mon mari car lui était resté dans les gradins et entendait les autres râler sur la photographe debout qui empêchait tout le monde de voir.





Ca se termine, tout le monde applaudit, un bus passe, direction Lahore.
Il fait nuit quand le foule se disperse et rejoint les voitures. Nous avec.
Nous retrouvons le chauffeur qui nous attendait. Nous retournons à Amritsar. Pas fiers, il n'a que les phares qui marchent… ou 1 code...Donc, parfois, c'est sans lumière que nous avançons dans la lumière des autres avec le risque de se prendre un velo en face car ici, tout est possible en contre sens!



Au programme ce soir, le temple d'Or de nuit. Et ça change tout. Toujours la même chose, on se couvre la tête, on laisse nos chaussures…. Brrrr, le marbre est vraiment froid à cette heure. Il y a toujours du monde et c'est encore plus beau de nuit. Nous posons encore avec des indiens qui veulent se faire prendre en photos avec nous. On en rigole beaucoup. Beaucoup de photos avec le pieds et pose longue.










Gurnal nous indique un restau. Je suis un peu écoeurée et souhaite manger de la viande. Je prendrai un tandoori de légumes et paneer. Jo des lasagne… Il est tôt dans le voyage, mais je commence déjà à ressnetir la lassitude de ces plats en sauce. Ca promet. Je suis servie et Jo une demie heure plus tard. Nous rentrons à l'hôtel. Demain, départ à 9h30.